Coliques: le mal du siècle?
Les coliques

colique3Le symptôme habituel d’une colique est défini comme une douleur abdominale ou thoracique, ou parfois oesophagienne dans certains cas. Nous traiterons dans cet article des coliques liées à des douleurs abdominales d’origines digestives.

Le taux de décès est élevé (21%, Villard I., 1998), notamment à cause de l’impossibilité de vomir. Les coliques représentent 33% des causes de décès chez les équidés, avant la vieillesse.

Le cheval est globalement prédisposé aux coliques, quand il se trouve dans un contexte qui n’est pas bon pour lui:

  • Diamètre intestinal propice aux obstructions (35% des coliques sont dues aux obstructions)
  • Présence de nombreuses courbures et flexions dans le système digestif
  • Différences de fixité entre les organes (rate, foie..) qui sont à la fois fixe et mobiles dans l’organisme
  • Transit très intense, et donc possibilité de problèmes lors de spasmes violents dans l’organisme

De nombreuses études vétérinaires ont analysés les facteurs de risques pouvant entrainer les coliques (car le nombre de coliques peut varier énormément entre deux individus) :

  • Le parasitisme, qui entraîne une gêne dans le transit. Comme pour les flores sous-dominante et fluctuantes, la présence de parasite n’est pas un problème en soi, mais plutôt leur développement trop intense dû à une rupture de l’équilibre au sein de la flore ;colique2
  • L’âge, la race ou encore le sexe ne sont pas concluants pour déboucher sur des prédispositions spécifiques ;
  • Le passé sanitaire : présence de troubles abdominaux (aérophagie), historique de coliques ;
  • L’alimentation : changer trop brusquement la ration (qualité, quantité, horaire) augmente fortement le risque de colique ; de même, un cheval qui ne boit pas régulièrement ou une eau trop froide augmente le risque ;
  • Le logement : un logement intérieur entraîne stress et ennui, et augmente les risques de colique chroniques. Comme pour l’alimentation, en cas de changement de lieu il est important d’être progressif.

Si nous retenons l’essentiel: il est toujours préférable de prévenir une colique que de devoir la vivre. Attention donc à l’absence de mouvement et à la “malbouffe”, qui entraintent une perte d’état des flores digestives et une déshydratation.

Pour plus d’informations :

http://theses.vet-alfort.fr/telecharger.php?id=717

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