J’ai assisté à une conférence et un stage donnés par Frédéric Pignon et Magali Delgado dans le cadre de la Conférence Équestre du Printemps, qui se donne à Rivière-du-Loup, au Québec. Bien que l’événement en était à sa troisième édition, c’était la première fois que j’y assistais.

La conférence

Frédéric Pignon étant l’une des personnes que j’admire le plus dans le domaine équestre, j’étais impatiente de le rencontrer ! Et cette rencontre était à la hauteur de mes attentes. Frédéric et Magali sont des gens chaleureux, humbles et soucieux du bien-être équin. La conférence qu’ils ont donnés a donc été un franc succès. On ressentait dans leurs paroles leur amour pour les chevaux, et même la magie qui se dégage dans leurs spectacles. Ils ont abordés des concepts qui m’ont vraiment interpellés, comme le fait d’apprendre au cheval à toujours dire oui. D’éviter de dépasser ses limites, mais aussi de savoir se montrer convaincant. Ils ont grandement parler de l’importance de la relation avec le cheval, l’importance de développer le « savoir être », et non juste le « savoir faire ». Ils ont aussi évoqués l’importance de travailler selon ce que le cheval aime et propose de lui-même. Une façon de faire qui permet au cheval d’être heureux dans son travail, et non contraint. Frédéric Pignon disait « Des gens viennent me voir et me demande : ” Frédéric ! Mon cheval ne veut pas se coucher ! Qu’est-ce que je dois faire ? ” Je leur réponds tout simplement ” Et ben ne le couche pas ! ” »

autographefpignonÀ la fin de la conférence, j’en voulais encore plus. Et j’étais plus qu’impatiente de participer au stage du lendemain, auquel j’assistais en tant qu’auditeur libre. Avant même que les stages ne commencent, une première chose m’a déçue. Les stages de Magali et de Frédéric se donnaient de façon simultanée, alors j’ai du faire un choix. J’ai préféré passer la plus grande partie de cette journée à regarder celui de Frédéric Pignon, même si j’aurais adoré passer plus de temps du côté de Magali. Avant de commencer, lorsqu’il nous expliquait le fonctionnement des choses, Frédéric a annoncé qu’il travaillerait de son côté la relation avec le cheval, le « savoir être », et comment devenir un leader – ou plutôt un « décideur » pour reprendre ses mots. Du côté de Magali, ce serait plus technique. Mais toujours dans la recherche du confort du cheval en selle, comment délier ses muscles pour améliorer ses mouvements. En soi, cette annonce ne faisait que résumer ce qu’on avait entendu lors de la conférence de la veille, pour remettre les gens qui n’avaient pu y assister dans le contexte.

Mon ressenti

Et bien contre tout attente, ce stage qui me rendait folle d’excitation au départ m’a lui aussi plutôt déçue. Peut-être que mes attentes étaient trop élevées, mais je n’ai pas du tout eu l’impression de retrouver cette magie qu’il y avait pourtant dans ses paroles et dans le travail avec ses propres chevaux. Bien que j’ai apprécié la séance avec le premier cheval, je me suis rapidement aperçu que le fonctionnement était le même pour tous les chevaux… Toujours la même technique, le même travail de l’espace, le même travail sur les bases. Je n’ai rien contre la technique utilisée en soi, je la trouve même super et je pense m’en inspirer, mais disons que dans le cadre d’un stage, un peu de variété n’aurait pas été trop demandée. Inutile de dire qu’à la fin de l’après-midi, j’en avais même un peu marre. Je m’attendais à un travail varié, à des sujets plus variés aussi (car ça englobe beaucoup de chose la relation avec le cheval), mais non. Malgré des chevaux et des propriétaires aux caractères et aux problèmes différents, c’était toujours la même approche. Comme s’il n’existait qu’une seule recette gagnante pour tout, peu importe de la façon dont réagit le cheval. Et soyons honnête : son approche n’a pas fonctionné avec une des juments du stage. Est-ce que le problème venait donc de la jument ? Personnellement, je n’en suis pas convaincue…

Avec le recul, je pense par contre que le problème ne vient pas du stage lui-même, mais plutôt de la façon dont il a été présenté.

  • On parlait d’un travail en liberté : c’était du travail au sol des plus basiques.
  • On parlait du travail sur la relation entre le cheval et le cavalier : les cavaliers n’ont pas tenu leur cheval une seule fois durant la séance, c’était uniquement Frédéric Pignon qui les travaillait.
  • On parlait du « savoir être » : j’ai personnellement trouvé le tout très technique, et beaucoup dans la demande plutôt que dans l’écoute, très peu en subtilité à mon goût.

Est-ce que j’aurais assisté au stage s’il avait été annoncé comme un « stage de travail du respect au sol » plutôt qu’un « stage de travail en liberté » ? Sans doute que oui, car j’admire le travail de Frédéric et j’aurais été curieuse d’en apprendre plus sur sa façon de faire. Mais avouons-le : cela aurait été franchement moins alléchant présenté ainsi… Somme toute, certains chevaux nécessitaient vraiment un retour aux bases, mais d’autres non. Et il aurait été intéressant pour ces autres chevaux de vraiment aborder le travail en liberté, voir pourquoi pas l’apprentissage de tour de cirques, surtout que certains participants y montrait un réel intérêt.

Bilan

Pour conclure, je suis contente d’y avoir assisté. J’ai vraiment appris des choses – certes pas celles à quoi je m’attendais ! – mais j’ai appris tout de même. Par contre, si on a la chance d’accueillir à nouveau Frédéric Pignon au Québec, je pense que je vais seulement me contenter de la conférence et oublier le stage.

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