D'un œil extérieur: l'écurie active
D’un œil extérieur : L’écurie active

Nous inaugurons aujourd’hui la catégorie “D’un œil extérieur”, qui permet aux personnes qui nous suivent et qui ne sont pas membres de publier des articles sur notre site. Cet article est écrit par M. Jacques Piot, après un séjour en Allemagne, afin de présenter le concept d’écurie active encore peu connu en France.

Je côtoie les chevaux depuis mon enfance ; je suis fils d’agriculteurs. J’ai mené quelquefois un cheval chez mon père pour les travaux des champs, herser, faner et rouler le foin.

J’ai la chance d’avoir un cheval depuis un peu plus de 15 ans. Ma jument actuelle Marouka est  une quarter après une jument trotteur français Gariane avec laquelle dès 1997 j’ai commencé à « enlever les ficelles ». J’ai attendu assez longtemps pour avoir la compagnie d’un cheval car je voulais pouvoir l’héberger en troupeau ou au moins en compagnie d’un autre cheval et sans lui imposer la contrainte du box.

Découverte des écuries actives

Je me suis donc toujours intéressé aux conditions d’hébergement des chevaux en constatant qu’en France il y avait assez peu d’évolutions en la matière. Il y a un peu plus de 6 mois, j’ai découvert sur Internet une pratique de nos voisins allemands de plus en plus répandue chez eux depuis bientôt 15 ans. Il s’agit des « écuries actives » de l’entreprise Aktivstall. En France, au début de cette année, 2 établissements seulement étaient référencés dans les Landes et en Aveyron comme hébergeant les chevaux via ce concept. Celui-ci me semblait parfaitement répondre aux besoins naturels des chevaux : vie en troupeau, alimentation adaptée à chacun et étalée tout au long de la journée. Il intégrait bien également les paramètres de notre vie moderne : pression du temps, quantité de travail, cheval disponible et serein…

Ecurie active en Allemagne

Accès au foin de façon collective

Lors du Salon Cheval Passion à Avignon, grâce à la bienveillance de Jean-Philippe Jardin le patron des selles Forestier, j’ai pu sonder sur ce concept quelques cavaliers de passage sur son stand ou j’ai été très bien accueilli par l’équipe des commerciaux. J’ai constaté que les cavaliers, souvent des cavalières comme chacun sait, ne connaissaient pas le concept. L’une d’entre elles, soucieuse des conditions de vie des chevaux et de leur bien-être, a mis en place dans sa structure équestre une organisation un peu différente plus proche des « paddock-paradise ».

Quelle que soit leur pratique, tous semblaient assez ouverts à l’approche que je leur résumais.

 

Séjour en  Allemagne

L'enseignement au sein d'une écurie active

Manège de Madame Wulfe

Nous avons visité deux établissements. Celui de Madame Wulf près de Hambourg et celui de Monsieur Kuhne près de Brême. Monsieur Hinrichs le PDG d’Aktivstall nous a accompagné le 2ème jour. Deux exemples intéressants car l’un est une création complète et l’autre une adaptation d’un établissement existant.

L’établissement de Madame Wulf existe depuis une huitaine d’années. Il est orienté vers la pension de chevaux. Madame Wulf l’a créé pour prendre la suite économique d’une exploitation agricole. Son mari a une autre activité. Elle s’occupe des chevaux en pension mais n’enseigne pas l’équitation. Elle héberge une cinquantaine de chevaux. C’est pour elle l’optimum pour une personne avec un peu d’aide externe à temps partiel.

Ilot de foin

Un poney du troupeau homogène: accès au foin via des îlots

Les chevaux sont hébergés en deux troupeaux de taille équivalente. Ce qui les différencie essentiellement est le mode d’alimentation. Celui-ci est en lien avec la plus ou moi grande homogénéité du troupeau : l’un n’est composé que de chevaux, l’autre mixe des chevaux et des poneys de toute race. Les deux disposent d’un accès à un aliment concentré, rationné individuellement et fractionné dans la journée (entre 10 et 15 fractions, jusqu’à 20 possibles). L’accès est contrôlé par un système automatisé. Chaque cheval est équipé d’un collier ou porte un implant à l’encolure qui contrôle son accès via un système informatique centralisé. La différence porte sur l’alimentation en foin. Le troupeau le plus homogène à accès au foin via des îlots (cf. photo ci-dessous) dont l’accès est ouvert périodiquement dans la journée de façon à également fractionner les apports.

Ilot de foin

Incitation à se retirer du foin sans précipitation par la remontée du volet

L’autre accède au foin de façon individualisée sur le même modèle que le concentré. Lorsque le temps autorisé est écoulé, la trappe d’accès remonte doucement pour inciter le cheval ou le poney à se retirer. Une huitaine d’hectares de pâtures sont également accessibles.

L’établissement met à disposition des propriétaires des carrières extérieures et un manège. Chez Monsieur Kuhne, l’établissement a une activité d’enseignement assurée par son épouse. Le concept est le même en matière d’hébergement (pour voir des photos de l’établissement http://www.horseconsulting-kuhne.de/pferdepension/). Quelques détails sont intéressants à noter. Ainsi pour faire patienter les chevaux ou les poneys en attendant l’accès aux concentrés ou au foin une distribution de paille est à disposition.

Dans les deux cas, les chevaux peuvent accéder de façon sélective à une zone de distribution de foin en libre-service.

Dans les deux cas les chevaux disposent d’espaces de repos configurés pour ménager des issues en cas de conflits. Les sols sont aménagés avec des matelas spécifiques. Outre le confort qu’ils apportent, ils incitent les chevaux à aller uriner à l’extérieur du fait des projections désagréables qu’occasionne le sol en caoutchouc…

Dans les deux cas, les espaces de circulation alternent des sols fermes et souples pour donner aux chevaux des conditions les plus proches des conditions naturelles, avec du sable pour se rouler par exemple. Le ramassage des crottins est effectué chaque jour de façon manuelle.

En résumé

Au terme de ces deux jours, j’ai retenu plusieurs points essentiels :

  • Une pâture de l'écurie active

    Les chevaux sont très sereins, viennent facilement vers les visiteurs, se côtoient sans gêne ni agressivité apparente

    les établissements se trouvent tous les deux au nord de l’Allemagne avec un climat rigoureux. Les chevaux qui vivent à l’extérieur sont en très bon état d’entretien, musclés même si leur rythme de travail avec l’homme est très variable selon les propriétaires.
  • ils sont très sereins, viennent facilement vers les visiteurs, se côtoient sans gêne ni agressivité apparente.
  • l’organisation de l’espace est optimisée à la fois pour les chevaux et pour les humains qui s’en occupent. Ce double aspect rend le système peu gourmand en main d’œuvre. N’oublions pas que nos amis sont au moins tout aussi heureux entre eux qu’avec nous !
  • comme leur alimentation est fractionnée tout au long de la journée les chevaux sont disponibles pour travailler à n’importe quel moment (en respectant leur rythme naturel) ce qui facilite aussi la gestion de leur emploi du temps pour les propriétaires.
  • c’est une solution qui intègre de la technologie. Avec le recul Madame Wulf conseille de valider soigneusement les différents points d’automatisation. A titre d’exemple dans le troupeau homogène en accès collectif au foin, il existe un accès individualisé à la pâture, mais dans les faits il est très difficile de fractionner le troupeau pour l’accès à l’herbe du fait de l’excitation que nous connaissons tous dans ce cas.

De belles réalisations au profit de nos compagnons les chevaux avec quinze années de recul. Aux dernières nouvelles le concept intéresse de nouveaux établissements en France.

42 commentaires

  1. Conesa Sandra Auteur juillet 21, 2015 (7:31 )

    Bonjour,
    Je viens de visiter semaine dernière l’écurie active de Rodez (Aveyron). C’est une très belle installation et j’ai trouvé le site très fonctionnel. L’idée du paddock paradise me gène dans le fait que beaucoup d’espace est “sacrifié” pour le mouvement. Dans cette écurie active 30 chevaux sont sur une enceinte de 4000 m² stabilisé+gravier/sable, avec ouverture vers plusieurs hectares de prés rigoureusement ouverts en fonction de la pousse d’herbe et des besoins des chevaux. Cela permet quand même aux chevaux de marcher plus de 10 km par jour ! J’ai été conquise ! Car adepte du parage naturel, c’est une très bonne solution pour faire marcher les chevaux sur tout type de sol tout en facilitant le nettoyage !

    Répondre à Conesa Sandra
    • Jacques Piot Auteur juillet 22, 2015 (1:18 )

      Bonjour Sandra,
      Je n’ai pas pu me rendre à Rodez la semaine dernière. Arnaud Lallemand m’a transmis les infos. J’envisage un projet sous forme collaborative avec ce concept. C’est complexe mais cela me tente vraiment.
      Bien cordialement

      Répondre à Jacques Piot
      • Jacques Piot Auteur juillet 28, 2015 (12:59 )

        Bonjour à tous,
        En complément l’adresse du site de Madame Wulf, des photos supplémentaires et sur la page d’accueil une vidéo en survol (en bas à droite)
        http://www.timeloh-hof.de/

    • Marie Lhorloger Auteur juillet 22, 2015 (3:24 )

      J’ai un peu de mal avec la notion de “sacrifice” de terres pour un PP : on peut décemment imaginer que des couloirs n’empiètent pas trop sur l’espace pour faire du foin, ou des pâtures ponctuelles suivant ce que l’on souhaite 😉

      Répondre à Marie Lhorloger
    • Marion soubayre Auteur juillet 21, 2018 (2:53 )

      Ça se trouve où cette écurie active près de rodez s’il vous plaît ?

      Répondre à Marion soubayre
  2. Marie Lhorloger Auteur juillet 22, 2015 (5:42 )

    Quel dommage que je ne sois pas passée au stand Forestier à Cheval Passion ! 🙂

    J’ai tout d’abord une petite question : que se passe-t-il s’il y a une panne de courant ? Plus de gestion automatisée des rations : rations de concentré le cas échéant —bien que la question de leur nécessité reste posée en soi, rations de foin, accès à la pâture… En d’autres termes, est-ce que l’humain n’a pas encore une main-mise un peu trop prépondérante sur le cheval dans ce genre d’installation ?

    Autre question, à l’auteur : manifestement vous connaissez aussi le concept du paddock paradise, et apparemment vous semblez malgré tout plus convaincu par celui des écuries actives : pouvez-vous expliquer ce qui vous fait préférer le second au premier, vous, personnellement ? Qu’est-ce qui fait la différence entre les deux d’après vous, et pourquoi choisir l’un plutôt que l’autre ?
    Un peu au-delà de ça, pensez-vous que l’écurie active puisse être un mode d’hébergement adaptable pour les particuliers qui souhaitent avoir leur chevaux chez eux ? (compte tenu de l’investissement de départ pour les installations, le système, les colliers ou implants et les distributeurs qui vont avec, etc.)
    Que pensez-vous du fait que les chevaux ressentent une telle excitation à la perspective d’aller dans une pâture ? (personnellement, quand je fais une extension de parc à mes chevaux il n’y a aucune espèce d’excitation ; ils sont heureux d’aller marcher sur de nouveaux espaces mais ils restent parfaitement calmes.

    Je suis un peu troublée aussi par l’idée de devoir “faire patienter” les chevaux entre les distributions de concentré : si l’on a besoin d’inventer toutes sortes de palliatifs pour les faire patienter, c’est peut-être que leur environnement manque un peu de quelque chose encore ? 😉

    Répondre à Marie Lhorloger
    • Jacques Piot Auteur juillet 22, 2015 (1:52 )

      Bonjour Marie,
      Que de questions intéressantes !
      Pour celle concernant la permanence de fonctionnement des installations, elle se décompose en 2 questions : la panne électrique et le bug informatique. Pour la 1ère c’est techniquement assez simple (double alimentation, relais panneaux solaires, onduleur). Pour la 2ème je n’ai pas la réponse technique mais elle doit exister. La question de la place de l’humain est liée au fait que nous avons domestiqué les chevaux et que de ce fait nous devons assumer notre responsabilité de leur procurer ce qu’ils ne peuvent plus faire de façon complètement autonome. Il me semble que l’intérêt de cette automatisation est justement de nous permettre de nous concentrer sur les conditions de vie du troupeau et la surveillance de chaque cheval plutôt que sur la réalisation de tâches quotidiennes répétitives notamment de distribution de l’alimentation. Je n’imagine même pas le fractionnement manuel des apports de foins ou de concentrés…
      En ce qui concerne l’alternative paddock- paradise vs écurie active, je pense que ce concept est plus adapté pour rapprocher géographiquement les chevaux de leur(s) compagnons humains tout en créant un environnement qui prenne en compte leurs réels besoins. Le paddock-paradise a été imaginé aux USA ou la pression foncière est beaucoup moins importante que chez nous en France et même en Europe. L’idéal des grandes étendues d’herbe est souvent un peu compliqué à mettre en œuvre.
      Concernant l’adaptation à un hébergement chez des particuliers, l’investissement lié à l’automatisation, en particulier celle de l’alimentation est difficilement possible en dessous d’une vingtaine de chevaux, mais pourquoi ne pas se regrouper et fonctionner de façon collaborative. Sur ce sujet, il y a un billet récent sur le site par Gaëlle Colinet http://alter-equus.org/?s=ecurie+collaborative.
      Pour l’accès aux pâtures, c’est particulièrement la scission d’un groupe entre accès pâture et non-accès à la pâture qui peut poser des difficultés ; comme vous quand nous déplaçons une clôture existante pour tous les chevaux, cela ne pose pas de problème.
      Je n’ai vu les solutions pour faire patienter les chevaux que dans un établissement et cela m’avait aussi surpris, à creuser…

      Répondre à Jacques Piot
      • Arnaud Lallemand Auteur juillet 22, 2015 (2:55 )

        Bonjour,

        En ce qui concerne la panne électrique, les automates sont équipés de batteries prévues à cet effet ; compte tenu de la faible consommation, la panne peut durer plusieurs jours, voire une semaine, pas de souci ! Pour le bug informatique, le système est connecté au web, ce qui permet un dépannage à distance. En cas de besoin d’intervention sur place (rarissime compte tenu de la qualité allemande des équipements, une équipe est là sous 24h. cette connexion web permet via l’application smartphone de savoir en permanence quel cheval a mangé quoi et si il est passé dans une porte sélective d’accès au pâturage par exemple.

  3. BISQUERT Auteur juillet 22, 2015 (11:10 )

    Bonjour,

    Etant moi même dans le projet de construction d’une écurie active, je ne peux que valider ce concept. J’ai été, comme Conesa Sandra, à Rodez la semaine dernière et je suis encore plus convaincue.

    Quoi de mieux que d’offrir aux chevaux ce pour quoi ils sont fait? Marcher, manger, vivre en groupe.

    Répondre à BISQUERT
    • Jacques Piot Auteur juillet 22, 2015 (1:57 )

      Merci de ce partage d’enthousiasme. Vous me faites vraiment regretter de n’avoir pu aller à Rodez. Dans quelle région développez vous votre projet ?

      Répondre à Jacques Piot
      • BISQUERT Auteur juillet 22, 2015 (2:41 )

        A côté d’Uzès exactement à Fontarèches.

        Je suis ravie de votre article et vous en remercie.

    • Jacques Piot Auteur juillet 23, 2015 (6:58 )

      Bon vent à vous et à votre projet ou plutôt “en avant, calme et droit”…

      Répondre à Jacques Piot
  4. Arnaud Lallemand Auteur juillet 22, 2015 (12:41 )

    Merci Monsieur Piot pour ce retour d’expérience très instructif.
    Je tenais juste à ajouter que Equin + est le distributeur en France du concept Aktivstall de la société allemande HIT citée dans ce très bon article joliment illustré. Nous accompagnons les projets d’installation d’écurie active à commencer par l’établissement du plan de circulation en nous appuyant sur mes compétences personnelles en éthologie équine et en bénéficiant à distance des conseils de Mr Hinrichs. Nous commercialisons également tous les autres équipements spécifiques au concept HIT.
    Un grand merci à Alter Equus pour la qualité des informations fournies et pour s’intéresser à des solutions alternatives innovantes.

    Répondre à Arnaud Lallemand
    • Marie Lhorloger Auteur juillet 22, 2015 (3:28 )

      Du coup j’ai une question : est-ce que les “écuries actives” constituent une marque déposée, ou est-ce que tout un chacun peut monter une écurie active sans passer par une entreprise patentée ?

      Et dans le 2e cas, alors quel est l’intérêt de passer par une entreprise ? (là je tends une perche pour faire une jolie réponse commerciale 😉 )

      Répondre à Marie Lhorloger
      • Hippocampe Auteur juillet 22, 2015 (3:31 )

        parce qu’ils ont le système de gestion centralisé informatique. Et ca c’est leur valeur ajoutée. Mais je pense que tu peux le faire toi même sinon ^^

      • Arnaud Lallemand Auteur juillet 22, 2015 (4:23 )

        Voila la réponse très commerciale attendue !!
        Le nom d’écurie active est la traduction de Aktistall qui est le concept créé par Mr Hinrichs il y a 15 ans. Le terme active est très important car il définit une écurie où les chevaux marchent de façon similaire à ce qu’on observe à l’état naturel (10 à 15 km voire plus selon la disponibilité des ressources). Les études avec GPS montrent que c’est le cas dans les écuries actives mais que si rien n’incite ou ne “force” les chevaux à marcher, ils restent autour des râteliers développent les pathologies liées à la sédentarité come l’embonpoint et les pathologies locomotrices associées (ce qui n’est un signe de bien-être ni chez le cheval ni chez l’homme). Accompagnée d’une régulation de consommation de fourrage qui est répartie sur l’ensemble de la journée, la consommation de concentré sert de motivation au déplacement. C’est le véritable poumon de l’écurie active. L’énergie contenue dans la ration ne couvre parfois même pas celle générée par le déplacement mais le rôle du DAC, c’est d’abord de faire marcher les chevaux ; ils gardent ainsi la santé et la ligne quelque soit leur gabarit. On peut avoir un shetland et un shire dans le même groupe et gérer leur alimentation et leur état corporel en même temps. C’est pour cela qu’une écurie sans distribution programmée de l’alimentation, ça n’est pas une écurie active. Le métier d’Equin +, c’est d’apporter le conseil pour agencer la structure de façon à ce que l’écurie marche (le jeu de mot !?) et de fournir les équipements adaptés comme les automates, le traitement du sol, le dortoir, les clôtures etc. et le SAV.

      • Jacques Piot Auteur juillet 22, 2015 (4:31 )

        Je ne sais pas répondre à la question juridique.
        Ce que je voulais voir en Allemagne, ce sont des établissements qui fonctionnent depuis longtemps avec leur expérience et leur parcours. Entre l’idée et le système qui marche en intégrant une composante vivante, il y a souvent pas mal de temps à passer et des difficultés à résoudre et quelquefois un peu d’argent à dépenser. Un bon exemple est la remarque de Madame Wulf concernant le regard pragmatique sur certaines automatisations. C’est ce chemin qui a été parcouru en Allemagne. Personnellement je ne suis pas très “bidouille” en ce qui concerne les chevaux, je privilégie la sécurité pour eux et pour nous et donc plutôt les solutions éprouvées quand elles existent. J’y vois aussi l’intérêt d’une communauté de partage entre utilisateurs du concept.

  5. Hippocampe Auteur juillet 22, 2015 (2:38 )

    Cet article tombe à point nommé. J’ai visité du coup les différents sites, les vidéos et je suis très intéressé par ce concept dans le cadre d’un projet en cours. J’ai toutefois quelques réflexions et une ou deux questions (en plus de celles déjà posées :p )

    Pour les réflexions, autant je trouve ca génial, autant si j’en viens à utiliser ce concept je le couplerai à un paddock paradise plus “classique” ou un accès à un pré de grande taille pour avoir notamment plus de variétés de sols, et surtout des espaces de galop plus importants.
    Ca tombe bien j’ai de la place.
    Autre point il y a un petit truc qui me chafouine malgré tout, c’est justement cette totale automatisation, je me demande (mais je n’ai pas la réponse) si ce n’est pas la une étape ultime de la mécanisation du cheval, ou l’on limite au maximum (mais pour moi c’est aussi surtout ca l’avantage…) l’intervention humaine.

    Maintenant questions :
    – Comment on fait quand 30% des chevaux sont des entiers…. ? (ici c’est comme ca)
    – Que peut on mettre dans le distributeur automatique (pour le grain) ? En effet, ici l’orge est aplatie ou concassée, et détrempée avant voire germée. Pas question de grains concentrés industriels en ce qui me concerne, donc comment gérer cela ?
    – Pour le distributeur foin. Ici le foin/fourrage est couplé (4 fois par jours) POUR CERTAINS chevaux et pas tous à des rations de luzerne et de chloris. Fraiches donc. Et individualisées également (selon leurs différentes activités ils ont en plus du frais du fourrage sec ou pas).
    Est ce gérable par ce système ?
    Retours d’expériences bienvenus !

    Répondre à Hippocampe
    • Arnaud Lallemand Auteur juillet 22, 2015 (3:05 )

      Bonjour Hippocampe,
      Il n’y a pas de “contre indication” à coupler une écurie active et le principe du paddock paradise à ma connaissance. Les deux visent le bien être des chevaux. L’écurie active est adaptée aux très petites surfaces mais si on a de la place comme vous, c’est du bonus et tant mieux. Pour répondre à votre question sur l’alimentation variée, le DAC permet d’ajuster la ration par cheval en quantité et en fréquence de distribution à partir de 4 silos de céréales ou assimilés, 4 silos de CMV ou assimilés et un silo d’aliment liquide. C’est menu 4 étoiles chez vous !

      Répondre à Arnaud Lallemand
    • Hippocampe Auteur juillet 22, 2015 (3:11 )

      Merci de ces détails. Oui j’avais vu les 4 silos, mais le souci était surtout le remplissage, l’orge trempée et écrasée ne se conserve pas très bien. Bon ca ferait un remplissage/jour donc 🙂

      Qu’en est il des entiers ? Comment avez vous envisagé cette problématique ?

      Je comprends aussi que pour ce qui est des nourritures fraiches, l’intervention manuelle reste de mise. Ce n’est pas un souci mais c’était pour savoir si ce type de paramètre pouvait être pris en compte 🙂

      Répondre à Hippocampe
      • Marie Lhorloger Auteur juillet 22, 2015 (3:31 )

        Il me semble que la question des entiers relève du principe général de la gestion de troupeau et ne pose pas de question plus particulièrement dans des écuries actives, si ?

        Donc : ça dépend des entiers 😉 Et en l’absence d’écurie active, c’est géré comment actuellement ? Chaque entier est séparé du troupeau ?

      • Hippocampe Auteur juillet 22, 2015 (3:35 )

        malheureusement chez nous oui. Ils sont isolés, ils ont leurs propres paddocks, même s’ils peuvent se faire des gouzi gouzi par dessus la cloture. Mais va convaincre plusieurs propriétaires de laisser 5 entiers ensemble….

    • Arnaud Lallemand Auteur juillet 22, 2015 (4:00 )

      Petite réponse sur la question des entiers : Cela pose effectivement problème du fait de leur agressivité pour s’accaparer les femelles. Il est donc peu conseillé sauf cas exceptionnel de les avoir en groupe en présence de juments. Sans jument
      , les entiers bien sociabilisés peuvent vivre ensemble comme l’a montré l’expérimentation réalisée avec les étalons Franche Montagne du Haras d’Avenches. Il est à noter que ce phénomène n’est pas réservé aux entiers, assez fréquemment, des hongres se comportent de la sorte surtout en été mais de façon un peu moins agressive. la solution est alors de séparer les lots de chevaux comme dans l’exemple cité dans l’article.

      Répondre à Arnaud Lallemand
  6. Baryck Auteur juillet 22, 2015 (8:10 )

    N’étant ni dans la pratique du paddock paradise ni de l’écurie active mais seulement à étudier la théorie de l’hébergement le plus adapté j’ai tout de même l’impression qu’avec l’écurie active l’effort que doit faire le propriétaire pour comprendre l’environnement idéal pour les besoins de son équidé est diminué. On reste dans ces notions de confort pour le cavalier qui souhaite un cheval disponible quand lui humain le souhaite. Ça reste assez gênant.
    La technologie semble encore une fois davantage au service de l’humain que du cheval.
    Alors oui, ok, c’est toujours mieux d’encourager ces pratiques que les mises en box qui ne seraient pas remises en question.
    Je ne crois pas que le paddock paradise ne soit à écarter pour des raisons d’espace, nul besoin d’avoir un domaine immense pour mettre cela en place mais oui plus l’espace sera restreint plus il y aura de travail pour l’aménager. Il semble que le concept de paddock paradise amène à davantage s’impliquer en matière de connaissances divers (cheval mais aussi flore).
    L’écurie active serait peut-être en effet plus adaptée pour une gestion de type pension où les besoins de chaque cheval et surtout propriétaires diffèrent!

    Répondre à Baryck
    • Arnaud Lallemand Auteur juillet 27, 2015 (8:46 )

      Bonjour,
      L’environnement “idéal” du cheval est aujourd’hui assez bien connu grâce aux publications scientifiques des éthologistes. De fait, le cheval est adapté à la steppe avec des ressources et nottament une alimentation assez pauvre et dispersée qui génère de la locomotion. L’environnement comprend également des congénères puisque c’est une espèce sociale.
      La domestication apporte des avantages au cheval (soins vétérinaires, ressource alimentaire, abris etc.) à nous de palier aussi aux inconvénients (alimentation différente en quantité et en qualité) restriction de l’espace disponible etc. L’automatisation de la distribution de l’alimentation constitue un avantage pour le cheval et pour le cavalier. Les deux n’étant pas forcément à opposer. Le cavalier n’a plus de contraintes d’horaires et le cheval retrouve un rythme d’alimentation qui se rapproche de son rythme naturel.
      Enfin, les deux concepts d’écurie active et de paddock paradise sont tout à fait “compatibles”.

      Répondre à Arnaud Lallemand
      • Marie Lhorloger Auteur juillet 28, 2015 (8:49 )

        Ils ne sont pas incompatibles puisqu’ils reposent en effet sur la satisfaction des mêmes besoins : marcher, manger, vivre en groupe.

        Cela dit, c’est le côté alimentation qui diffère pas mal : lorsque l’on s’intéresse de plus près à ce point, on voit que les distributeurs de compléments tels qu’utilisés dans les EA sont tout de même très loin des principes du PP. Pas parce qu’ils sont automatisés… mais parce qu’ils distribuent une nourriture qui n’est sans doute pas la plus adaptée à la santé des chevaux. 😉

  7. Brigitte Benoist , écurie équi'libre 40 Auteur juillet 28, 2015 (7:38 )

    Bonjour à tous,

    Je me permet d’intervenir sur votre post pour vous faire un petit retour d’expérience :
    J’ai moi-même choisi de faire vivre les chevaux de ma pension dans une écurie active en 2010 , et depuis 5 ans, je n’ai absolument aucun regret !
    A l’époque, ce sont les allemand , et en particulier le PDG, Mr Hinrisch, qui m’ont aidé à concevoir mon projet et j’avoue que la barrière de la langue a été une grosse difficulté .
    Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir une société française à notre disposition et tout est plus facile .
    Bien sûr, le système “D” est toujours possible mais , pour être au quotidien avec mes chevaux depuis 5 ans , je peux vous dire que tout le succès de l’écurie repose sur l’implantation des différentes zones de vie des chevaux et que sans un conseil de spécialiste, l’erreur est vite là : un abri mal disposé, une zone trop étroite dans laquelle les chevaux ne vont pas se sentir à l’aise et c’est tout le système qui dysfonctionne ; comme les chevaux sont totalement libres d’utiliser ou pas ce qu’on leur propose, nous devons absolument faire attention à ce que cela leur convienne : Pour une fois, dans cette écurie là, ce sont les humains qui doivent s’adapter aux chevaux et non l’inverse !
    Avec ces 5 années de recul, je peux dire que nous n’avons eu aucun échec quelque soit la race et le vécu du cheval, toutes les pathologies ont disparue ( tic, coliques, arthrose aigüe , problème de comportement…)
    Les chevaux y adoptent un comportement se rapprochant au plus près de leur comportement naturel et pour rien au monde, je ne choisirais un autre type d’hébergement .
    Pour terminer, je pense que l’idéal, si vous avez un peu de place, ça serait de coupler effectivement une écurie active avec une gestion des prés en paddock paradise .
    Pour ceux d’entre vous qui souhaiteraient plus de renseignements de ma part ou pour venir visiter mes écuries qui se trouvent dans les Landes vous trouverez mes coordonnées sur mon site internet.
    Bon courage dans vos projet

    Répondre à Brigitte Benoist , écurie équi'libre 40
    • Marie Lhorloger Auteur juillet 28, 2015 (8:53 )

      Juste pour préciser : dans un PP “stricto sensu” il n’y a pas d’accès à des prés 😉 On utilise les prés pour faire du foin.

      Après, libre à chacun de faire de la façon qui lui semble le plus juste, en fonction de son milieu aussi : les prés riches de Normandie n’ont rien à voir avec les champs secs de Provence par exemple, et en matière de nutrition équine c’est complètement différent 😉

      Répondre à Marie Lhorloger
  8. Willo Auteur octobre 31, 2015 (2:17 )

    Très intéressant en effet, tant l’article que la discussion qu’il suscite !
    J’ai moi-même un projet de création d’écurie active, en Normandie.

    Répondre à Willo
  9. Marilène Auteur décembre 3, 2015 (2:47 )

    Bonjour,
    La question que je me pose, c’est le financement. UN projet comme celui-là m’intéresse énormément mais l’investissement de départ doit être énorme…
    Quel est le coût d’une écurie active pouvant accueillir une 20aine de chevaux?
    Merci.

    Répondre à Marilène
    • Marie Lhorloger Auteur décembre 4, 2015 (5:54 )

      Bonjour,

      je n’ai pas la réponse à cette question, mais globalement, je constate la chose suivante : plus on veut accueillir un grand nombre de chevaux sur un espace restreint, plus ça occasionne de frais ; et c’est très logique bien sûr, puisque héberger une vingtaine de chevaux sur une surface inférieure à 1ha, comme c’est souvent le cas dans une EA, c’est totalement artificiel (dans le sens où c’est très très loin des surfaces nécessaires dans une gestion “au naturel”).

      Par ailleurs, une EA, avec ses installations, est tout de même dans la catégorie des écuries “de luxe” (en tout cas, souvent !). Donc je me demande, par rapport à une écurie classique du même “niveau” : est-ce que c’est vraiment beaucoup plus cher à installer ?

      Répondre à Marie Lhorloger
    • Hippocampe Auteur décembre 4, 2015 (10:49 )

      J’ai fais une demande dans le cadre de notre projet ici, et j’ai donc un devis très détaillé, pour 40 chevaux.
      Tout compris (hors constructions) cela me reviens MOINS CHER qu’un paddock paradise “classique”, et moins cher encore que la construction d’une écurie traditionnelle en boxes. Et ce avec les prix marocains, tout compris !!! Soit un peu plus de 100.000 euros livré au Maroc ! Avec les revêtement pour l’espace dortoir collectif, les distributeurs, “toussa toussa”.

      Luxe ? Ben extérieurement oui, en terme d’investissement y a pas photo, je fais ca ! De plus, il faut penser à long terme. Et pour moi ici le problème gravissime de l’entretien des chevaux par une main d’oeuvre certes pas cher, mais totalement non qualifiée et que se tape des chevaux en gros est réglée. 40 chevaux = 2 personnes. Ce qui me permet du coup de tout miser sur l’instruction et les postes plus qualifiés en minimisant les risques de problème avec les chevaux, les détournements de bouffe, les box pas faits des qu’on a les yeux tournés, etc etc.
      Ce modèle est parfaitement rentable à moyen terme. Il n’est peut être pas parfait, mais la perfection n’est pas de ce monde. (si : laisser les chevaux dans la steppe…)

      Maintenant pour l’équipement d’une écurie existante le calcul sera différent puisque c’est “en plus” alors que dans mon cas c’est un primo investissement. Le mieux est de prendre contact, et si c’est un projet solide, de demander un devis 🙂

      Répondre à Hippocampe
  10. Marie Lhorloger Auteur décembre 4, 2015 (5:21 )

    Hippo, si un devis pour une AE était à 100.000€, et que tu dis que pour un PP tu en avais pour plus cher, tu peux dire pour combien tu en avais pour un PP ? Je suis étonnée, j’ai du mal à imaginer qu’on puisse avoir besoin de plus de 100.000€ pour monter un PP.

    Répondre à Marie Lhorloger
    • Hippocampe Auteur décembre 4, 2015 (5:30 )

      c’est très simple : je pars d’un terrain nu, agricole, boueux et sans aucun arbre. Entre le terrassement, l’aménagement des sols variés des circuits et les kilomètres de clôture, les adductions d’eau, l’entretien sur un an, la main d’oeuvre nécessaire, etc etc etc.. le budget était quasiment double. En tarif local !!!
      Le PP sur de l’existant simple à aménager est surement moins cher, mais pour 40 loustics (soit 2 pp) dans mon cas non 🙂

      Répondre à Hippocampe
      • Marie Lhorloger Auteur décembre 5, 2015 (6:10 )

        Non, ce n’est pas si simple que ça vu de l’extérieur.

        Regarde, je te cite :
        — Terrassement et aménagement des sols : valable pour les deux projets, même encore plus pour l’EA puisqu’il y a plus de surface terrassée en EA qu’en PP, et avec des matériaux plus chers (à moins que le gravier soit moins cher que les matelas chez toi ;)).
        — Kilomètres de clôture : OK, tu peux compter environ 70% de clôture en plus que dans un truc simplement circulaire (pour la clôture intérieure, qui par définition est plus courte que l’extérieure). Mais même si tu comptes, allez, 4 ou 5km de clôture en plus pour un truc grand, et que tu prends de la top qualité, c’est l’histoire de quelques milliers d’euros, quelques dizaines si tu fais en dur, ça ne justifie en rien la somme que tu annonces.
        — Adduction d’eau : valable aussi dans l’EA donc aucune raison que le prix fasse une différence.

        Et ensuite : entretien sur au an et main d’œuvre, ça ne peut pas faire partie du devis de construction !

        Alors, de deux choses l’une :
        — soit tu ne calcules pas “toutes choses égales par ailleurs” (même terrain, même type de clôtures, eau, électricité, etc.),
        — soit tu a demandé un devis pour ton PP à un charlot total, parce que là je ne vois AUCUNE raison pour que la *construction*, je dis bien la construction puisque c’était ça dont tu parlais dans ton commentaire en parlant de “produit livré”, soit deux fois plus chère pour un PP que pour une EA !
        — soit, encore, il manque des trucs sur ton devis d’EA.

        En revanche, l’argument que tu sembles avancer si on lit le détail que tu donnes en vrai, et qui à mon avis fait sens en effet, c’est l’histoire de la main d’œuvre (puisqu’apparemment tu envisages un gros truc). Donc, la différence serait plutôt *à l’usage*, à l’entretien (encore que, l’entretien des machines, le changement des pièces du DAC etc., ça doit avoir un prix aussi mais sans doute moindre que des salaires marocains, je ne sais pas), mais pas à la construction, non, même dans ton détail, rien ne justifie 200.000€ pour la construction d’un PP.

      • Hippocampe Auteur décembre 5, 2015 (10:48 )

        Comme de toute manière dans aucune discussion est n’est envisageable que tu n’aies pas raison je ne vais pas batailler. Mais je suppose que tu as très certainement fait également toutes les études nécessaires et il ne t’a certainement pas échappé :
        – qu’un PP est un CIRCUIT et qu’une EA est une SURFACE.
        – qu’un PP sérieux dispose de sol VARIES qu’une EA est en sols unifiés (1 souple stabilisé et de petites sections en dur)
        – que terrasser et stabiliser une SURFACE se fait en quelques heures, qu’aménager une CIRCUIT se fait en plusieurs jours,
        – que NON en effet ce ne sont pas les mêmes clôtures,
        – etc etc

        Et DONC que dans MON cas le PP revient beaucoup plus cher.
        Et bien entendu que l’entretien est fondamental dans le PP puisque c’est un cout supplémentaire qui n’existe pas par ailleurs et il est obligatoirement comptabilisé (par un comptable) dans le bilan de fin d’année et c’est CA qui compte, justement.

        Et Ce ne sont pas des charlots qui ont fait cette proposition c’est même plutôt au rabais.

      • Marie Lhorloger Auteur décembre 5, 2015 (6:33 )

        Tu n’es pas sans savoir que ta réaction est un miroir de toi-même 😉

        Si tu veux faire une EA, c’est très bien, et pour 100.000€ ça semble un très bon investissement.

        Mais si jamais tu t’intéresses vraiment à une solution PP, je t’invite à demander un devis par quelqu’un d’autre. Je ne sais pas qui t’a fait un design (il n’y a pas grand-monde qui fait ce genre de chose) ni qui t’a fait le devis, mais il me semblait que le fait de recevoir plusieurs avis était toujours intéressant… Bref.

        < < un PP est un CIRCCUIT et qu'une EA est une SURFACE >>
        Certes. Et justement, beaucoup de choses se jouent sur le design du PP, et donc sur l’utilisation de la surface. Ça peut être extrêmement différent d’un design à un autre.

        < < un PP sérieux dispose de sol VARIES qu'une EA est en sols unifiés (1 souple stabilisé et de petites sections en dur) >>
        Sols variés, ça ne veut pas forcément dire sols plus chers… surtout que toute la surface n’est pas stabilisée dans un PP.

        < < terrasser et stabiliser une SURFACE se fait en quelques heures, qu'aménager une CIRCUIT se fait en plusieurs jours, >>
        Encore une fois, ça dépend de beaucoup de choses. Quelle est la forme de ton circuit, comment est le terrain à la base, qu’est-ce que tu vas faire comme revêtement, etc. Oui ça peut être plus long évidemment, mais peut-être pas au point de justifier 100.000€ de différence !

        < < NON en effet ce ne sont pas les mêmes clôtures, >>
        Pourquoi ? Si tu ne compares pas toutes choses égales par ailleurs, forcément ça fausse le truc.

        < < Et bien entendu que l'entretien est fondamental dans le PP puisque c'est un cout supplémentaire qui n'existe pas par ailleurs et il est obligatoirement comptabilisé (par un comptable) dans le bilan de fin d'année et c'est CA qui compte, justement. >>
        Bien sûr, et c’est l’un des intérêts de l’EA justement. MAIS ça ne fait par partie de la construction de la structure, contrairement à ce que tu disais. Ce n’est pas moi qui l’ai inventé, je n’ai fait que reprendre tes propos tu sais 😉

        Tout ça pour dire, l’idée n’est pas de forcément pousser à la consommation de PP, mais simplement de rendre à César, etc. Autant pour les EA tu n’as guère de choix pour demander un devis, autant pour les PP, comme ce n’est pas un produit commercial, c’est beaucoup plus libre et sauvage dans la mise en œuvre, et on trouve de tout pour tous les prix (si on demande de l’aide, parce qu’on peut aussi faire tout seul).

      • Hippocampe Auteur décembre 5, 2015 (6:41 )

        CQFD…
        Ma remarque mentionnait “TOUT compris”
        et hors constructions.
        Mais oui tu as totalement raison.

  11. Marilène Auteur décembre 7, 2015 (8:56 )

    Merci pour vos réponses, pas la peine de vous chamailler 😉 Chaque projet est différent et cela dépend du terrain dont on dispose. L’investissement de départ pour l’achat de 1ha ou 50ha n’est pas le même. Dans mon projet, il s’agit d’adapter une EA “simplifiée”, c’est à dire sans DAC (pour limiter le coût d’investissement), juste un terrain avec “coin” avec accès libre service au foin, “coin” pour dormir, “coin” pour la distribution de céréales, “coin” pour jouer, “coin” pour boire, etc… Cette EA servirait uniquement pour la période hivernale pour de l’élevage (surveillance des naissances, etc…). Le reste de l’année, les chevaux seraient au pré avec accès à l’EA si besoin. Le but étant de rassembler les poulinières pour pouvoir les surveiller de près même la nuit sans pour autant les fermer en box ou en stabu serrée pendant 3 mois comme ça se pratique dans certains grands élevages (je ne parle pas de 2 ou 3 poulinières mais d’une vingtaine). De plus, mon temps est compté, je suis salariée à côté et souhaite le rester au moins à temps partiel. Et comme tout le monde, je souhaite limiter au maximum l’investissement de départ donc je réfléchis à toutes les solutions que je peux trouver.

    Répondre à Marilène
    • Piot Jacques Auteur décembre 18, 2015 (5:45 )

      Bonjour,
      L’objet initial de mon article était de présenter une solution pour laquelle j’ai vraiment éprouvé de l’intérêt.
      Content que le débat rebondisse quand cela permet d’approfondir le sujet en confrontant les arguments factuels les plus précis possibles en lien avec des solutions concurrentes. Cela permet un choix plus éclairé. Même en apparence les situations proches voire similaires masquent des contextes souvent très différents (environnement, financement, vision personnelle…).
      Les deux établissements visités reflétaient bien cet état de fait. Pour implémenter une solution d’hébergement, il est évident qu’il faut prendre en compte l’investissement initial et le coût ultérieur du fonctionnement. Il faut actualiser les flux financiers pour avoir une comparaison de bonne qualité. Les conditions de travail dans les différentes solutions impactent ceux-ci bien évidemment.
      En attendant d’échanger à nouveau, bonnes fêtes de fin d’année à toutes et tous

      Répondre à Piot Jacques

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