En conclusion, comment réduire le risque de blessure ? | Alter Equus
En conclusion, comment réduire le risque de blessure ?
Cet article est la partie 5 de 5 du dossier Relations entre la sécurité humaine et la manipulation du cheval

En résumé

Il est essentiel de rechercher des facteurs qui permettent de réduire les risques de blessures chez l’humain et l’animal. Ces facteurs sont au nombre de 3 :

  • le comportement humain,
  • le comportement équin,
  • l’équipement.
Lire correctement les indices du cheval permet d’avoir une meilleure communication dans les deux sens

Lire correctement les indices du cheval permet d’avoir une meilleure communication dans les deux sens

L’usage de bombe, gilets et autres matériels de protection est chaudement recommandé, même si cet usage ne réduit pas le nombre d’accidents (il peut en revanche réduire la gravité de l’accident). Le cavalier doit idéalement comprendre le monde du cheval, sa manière de percevoir l’environnement, sa capacité d’apprentissage et ses traits de personnalité. Lire correctement les indices du cheval permet d’avoir une meilleure communication dans les deux sens. Les techniques d’éducation basées sur cette communication permettent de prévoir davantage le comportement du cheval.

Le Cheval, l’Homme et le couple cheval / cavalier

Les chevaux utilisent principalement leurs sens auditifs et visuels pour la détection de dangers : le lien de rencontre privilégié avec le cavalier est cependant le toucher. Lorsqu’un cheval réagit de telle façon à éviter un stimulus négatif (queue qui fouaille, etc.), il est nécessaire de se questionner sur ces indices, qui devraient être un signal d’alerte pour les humains par rapport à l’intensité des réactions de leur compagnon, à leur méthode de manipulation. L’utilisation de stratégie dominante humaine, et donc de soumission équine, est controversée : les chevaux évitent les dominants dans des situations de ressources limitées, mais ont tendance à regarder le cheval dominant lorsqu’il exécute une tâche. Le cavalier doit impérativement avoir un bon timing par rapport à la méthode d’apprentissage, ainsi qu’être cohérent. Les chevaux sont individuellement plus ou moins performants selon les types de tâches : cependant, les chevaux calmes, fins auraient davantage tendance à apprendre rapidement.

Il est important d’être calme, de prendre son temps ainsi que de proposer des sensations positives au cheval afin de réduire son anxiété et sa réactivité

Il est important d’être calme, de prendre son temps ainsi que de proposer des sensations positives au cheval afin de réduire son anxiété et sa réactivité

La personnalité du cheval illustre fortement le travail quotidien et la relation vécue avec son cavalier (la personnalité est d’ailleurs considérée comme plus importante pour le cavalier et l’éleveur que les performances réelles). Il est intéressant d’étudier la personnalité du cheval via différents tests (scientifiques ou avec des cavaliers expérimentés). en faisant cependant attention aux expériences précédentes du cheval (positives ou négatives).

L’humain et ses comportements (posture, voix, focus, mouvements) sont importants, aux vues de la sensibilité des chevaux. Il est important d’être calme, de prendre son temps ainsi que de proposer des sensations positives au cheval afin de réduire son anxiété et sa réactivité. Afin de construire une bonne communication, le cavalier doit prendre en compte les caractéristiques de son cheval (perception, capacités d’apprentissage et personnalité). Tout d’abord en étant sûr que le cheval est confortable physiquement et émotionnellement avant d’envisager tout travail, puis en recherchant la confiance du cheval en l’Homme, notamment via une perception positive. La méthode de travail dépend également du cheval (renforcement positif ou négatif, etc.). Selon l’auteur, avant d’envisager un travail monté, le cheval devrait avoir acquis à pied à avancer, s’arrêter et tourner.

Pour résumé, un cavalier devrait :

  • Connaître des stratégies différentes, telles que l’habituation, le conditionnement, la discrimination ou la généralisation.
  • Être capable de donner des signaux et demandes clairs, faciles à distinguer.
  • Proposer des associations compréhensibles stables pour éviter que le cheval soit frustré et qu’il soit stressé.
  • Reconnaître les signes corporels que nous envoie le cheval.
  • S’intéresser aux connaissances scientifiques disponibles par rapport au bien-être équin.

Tous les facteurs évoqués dans cette étude devraient être intégrés aux programmes de formation afin de réduire les risques pour les Hommes et les chevaux : apprendre à être perçu positivement par le cheval, assurer son intégrité physique et émotionnelle, comprendre ses indices.

Source

Swedish University of Agricultural Sciences, Department of Animal Environment and Health, Skara, Student report 604, 2014, 31 pp) and also where you find it (Swedish University of Agricultural Sciences, Epsilon Archive for Student Projects,http://stud.epsilon.slu.se/7798/)

Parcours du dossier<< L’Homme en tant qu’individu et compagnon du cheval

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