Gestion de l’herbe pour un cheval au pré : partie 2

Un cheval est intimement lié aux actes de manger et de marcher.

A l’origine nomade, voyageur et donc “sportif”, lui imposer une stagnation a des répercutions importantes au niveau physique et psychique (sursensibilité à son environnement, sommatisation).

Les chevaux portent leur intérêt également sur les arbustes et les arbres

Les chevaux portent leur intérêt également sur les arbustes et les arbres

Il est donc primordial de lui permettre de marcher, notamment dans un environnement qui lui correspond: en effet, un pâture doit à la fois être assez grande pour que le cheval puisse se mouvoir, mais il faut également évoquer la qualité de la pâture. Il parait difficile de proposer à son cheval des hectares de steppes: pour autant, quelques concepts simples permettent de mieux comprendre l’importance de la gestion des pâtures.

Se développe de plus en plus le concept de “permaculture”: l’homme cherche à pratiquer une agriculture durable et respectueuse. L’idée est de laisser la nature se réguler et favoriser la diversité de la faune et de la flore. 

Il est donc essentiel d’analyser les sols que nous proposons à nos chevaux (pratique très développée en Allemagne par exemple) pour pouvoir ensuite s’adapter à la situation. Les sols vivent à leur façon et n’ont pas les mêmes fonctionnements. Il ne sert donc à rien de rajouter des espèces du commerce : l’idéal est de laisser la biodiversité revenir et se développer d’elle-même.

 

Découverte du noisetier

Découverte du noisetier

Une pâture est également caractérisée par:

  • son exposition aux vents
  • l’humidité
  • sa situation géographique

Il est utile de valoriser chacun de ces aspects: utiliser une pente pour faire un point d’eau, ou laisser les arbres pour protéger des vents, privilégier les zones humides en été ou sèche à l’hiver.

Les arbres et les haies sont très intéressants avec en tête l’idée du bocage normand (présence de prairies, arbres, bosquets) utilisées auparavant pour séparer les terrains agricoles. Ils fournissent à la fois une source nutritive (50% de l’alimentation des chevaux), un abri mais également une réserve de biodiversité.

Exemples:

  • Arbres: tilleul, saule, frêle, érable champêtre, aubépine, noisetier, arbustes (framboisiers, … ), châtaignier, noyer, figuier ( contre les ulcères) – à étête tout les 5 ans
  • Arbustes et haies: ronce, framboisier (système urologique, reproductif), cassis (anti-inflammatoire)

Dans le cas des haies, il est possible de les tailler en “plessage”: il faut fendre les troncs jusqu’au niveau du sol, puis les incliner et les tresser sur des piquets ou d’autres arbustes. Ainsi les haies plessées continueront leur croissance nature et se dédoubleront.

4 commentaires

  1. Soon a Horse Auteur janvier 7, 2015 (9:54 )

    Je crois que moi j’oserai jamais “fendre le tronc en deux jusqu’au sol” pour les haies, de peur de les blesser !!!

    Répondre à Soon a Horse
  2. Elise Auteur mai 31, 2015 (9:24 )

    Bonjour,
    je vois de plus en plus qu’il est important d’analyser le sol des pâtures. Je comprends maintenant tout à fait pourquoi, mais ce que j’ai plus de mal à voir c’est comment faire les ajustements pour fournir au cheval tous les éléments dont il a besoin ?
    Comment décrypter une analyse et la traduire en potentiels excès/manques pour le cheval et ensuite comment apporter des corrections, par quels biais ?

    Répondre à Elise
    • Muriel Gangloff Auteur juin 1, 2015 (8:35 )

      Bonjour Elise,

      Le plus simple (et le plus sage ^^) est de travailler en collaboration avec votre vétérinaire.
      Malheureusement, les vétérinaires ne proposent pas souvent directement les analyses de sol, mais certaines coopératives agricoles le font. Il est même parfois possible d’obtenir des conseils sur la complémentation en rapport avec les analyses via ce même service proposé par les coopératives agricoles.
      Mais dans la plupart des cas, il faudra faire analyser le sol par le biais de la coopérative, puis apporter le résultat à votre vétérinaire pour que vous élaboriez ensemble un programme de complémentation.
      Il est tout à fait possible de se passer des concentrés et des céréales et de ne complémenter que via des plantes séchées et des minéraux.

      Répondre à Muriel Gangloff
      • Elise Auteur juin 1, 2015 (9:24 )

        Merci beaucoup pour cette réponse rapide !
        Je trouve cette démarche vraiment intéressante.

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