L’apprentissage associatif
Cet article est la partie 3 de 4 du dossier L'apprentissage en question

Après avoir détaillé les mécanismes de l’apprentissage non-associatif, attardons-nous davantage au mode associatif. Dans ce mode d’apprentissage, le conditionnement opérant domine. En voilà les grandes caractéristiques.

Traditionnellement, le mode d’apprentissage le plus courant est le conditionnement opérant ou instrumental. Avec cette méthode, le cheval réalise une action de manière volontaire suite à un conditionnement. Par exemple : le cheval accélère lorsque la cravache est levée derrière lui car il veut éviter la douleur qu’il a associée à cet outil lors d’une expérience antérieure. L’anticipation de la douleur suffit donc à le faire réagir. Pour plus de subtilité, il est ensuite possible de combiner des actions, par exemple l’action de la jambe du cavalier suivie de la cravache levée, associée à la mise en avant. Le cheval sera alors conditionné à répondre à l’action de la jambe uniquement. Il faudra par la suite supprimer l’action de la cravache. A ce moment-là, la jambe du cavalier sera devenue un stimulus conditionné secondaire. Le conditionnement opérant va évidemment bien plus loin dans l’aboutissement du dressage du cheval : report de poids, jambe placée à tel ou tel endroit, actions des rênes, … Les demandes peuvent dont devenir de plus en plus subtiles au fil de l’apprentissage.

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Une fois les codes mis en place, le travail peut s’affiner.

Un autre grand principe d’éducation est le renforcement. Ce dernier peut être positif ou négatif. La compréhension du renforcement est un élément clé dans l’apprentissage. Pour résumer, s’il est négatif, le cheval est confronté à quelque chose de désagréable, s’il est positif, le cheval est récompensé pour son action. L’éthologue Marthe Kiley-Worthington considère que la meilleure méthode d’apprentissage est d’allier les deux types de renforcement. 
Concernant le renforcement, qu’il soit positif ou négatif, le timing est très important. Un timing non adéquat pourrait apprendre au cheval à ruer alors qu’on voulait lui enseigner à donner les pieds par exemple. Notons également que renforcement négatif et punition sont très différents. Le renforcement négatif est le fait de supprimer une stimulation (la pression sur la longe par exemple) quand le cheval donne la bonne réponse. Ce renforcement intervient donc à la seconde où l’animal donne la réponse, alors que la punition intervient après une “mauvaise” réponse. 

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Dans l’éducation du poulain, le renforcement positif est un réel allié.

Pour plus de détails quant au renforcement positif, nous vous invitons à consulter la partie suivante de ce dossier. Cette dernière est exclusivement consacrée au clicker training.

Nous ne rappellerons jamais assez que la clé d’un apprentissage durable et efficace reste généralement une relation de confiance entre le cheval et son humain. C’est face à un cheval motivé et épanoui que les résultats se font le plus rapidement.

Gaëlle Colinet

La troisième partie de ce dossier concernera le clicker training.

 

Sources :

Parcours du dossier<< L’apprentissage non-associatifLe clicker training : fonctionnement et atouts >>

3 commentaires

  1. Nath.shiatsu06 Auteur avril 8, 2015 (5:41 )

    l’exemple donné de l’usage la cravache ce n’est pas du conditionnement mais du renforcement negatif 😉
    un conditionnement est une reaction non reflechie comme la salivation à la vue de la croquette pour le chien de Pavlov
    le fait d’avancer sur la cravache est une solution mais ce n’est pas la seule: un bon coup de cul est aussi une solution, ce ne sera pas celle recherchée par le cavalier, qui renforcera la 1e et non la 2nde

    Et pour finir de completer, la punition aussi peut etre positive ou negative.
    Il est important de preciser que les termes de positif et de negatif n’ont pas de signification de valeur dans le sens bien ou mal.
    C’est à prendre dans le sens j’ajoute quelque chose ou j’enleve quelque chose

    Répondre à Nath.shiatsu06
    • Gaëlle Colinet Auteur avril 8, 2015 (6:16 )

      Dans l’exemple de la cravache cité dans cet article, le cheval a été conditionné à fuir la cravache. Mais en effet, l’évitement de la douleur devient un renforcement. Les deux théories sont complémentaires, le renforcement faisant partie du conditionnement opérant.
      De plus, il existe plusieurs types de conditionnements, celui de Pavlov est un conditionnement classique, qui “implique des réactions qui ne sont pas sous le contrôle conscient des animaux, mais sous celui du système nerveux autonome. cependant, il y a un autre type de conditionnement qui est plus intéressant à plusieurs points de vue pour le dressage du cheval : le conditionnement opérant” (Marthe Kiley-Worthington).

      Répondre à Gaëlle Colinet
  2. Lucie Auteur avril 9, 2018 (6:38 )

    Je n’ai même pas fini de lire, car tu confonds tout … Pavlovien, Skinner, stimulus conditionné et renforcement négatif … (du peu que j’ai lu). Et c’est très succinct. Dommage qu’on tombe sur cet article dans les premiers quand on cherche des sources sur les théories de l’apprentissage.

    Répondre à Lucie

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