L’équitation Western : simplifier pour commencer
Cet article est la partie 1 de 6 du dossier L'équitation western

par Carol-Ann Doucet, photos par Marine Le Ray

Plusieurs personnes veulent se mettre à l’équitation western, mais ne savent pas du tout par où commencer. Certains pensent qu’il suffit de changer de selle et que le tour est joué, mais non. Pendant quelques années, je suis monté avec une selle classique, alors que je n’avais jamais suivi de cours. Lorsque j’ai entrepris ceux-ci, la monitrice était consternée de voir que je savais très bien me tenir en selle aux trois allures, mais que je faisais « n’importe quoi » avec mes mains et mes jambes. Bref, j’ai pris un sacré coup quand j’ai appris comment bien monter en classique. Mais vous savez le pire ? C’est que bien des aides se contredisent ! Alors, comment déterminer quel style a raison ? Quelle est la bonne façon de faire ? La vérité est que… les deux façons de faire sont bonnes ! Elles se défendent très bien et ont leur propre logique. Il en revient donc à vous de déterminer ce qui vous convient le plus. Mais, pour aujourd’hui, pendant un instant, je vous demanderais d’oublier ce que vous savez et d’essayer de comprendre la logique de l’équitation western.

Avant de vous parler des aides, je pense qu’il est important de mentionner tout ce qui n’existe PAS en équitation western :

  • La jambe d’incurvation: On oublie ! En western, c’est les mains qui dictent l’incurvation. La jambe n’agit qu’à titre de mur, comme on le verra plus loin.
  • Le demi-arrêt: Honnêtement, je n’ai jamais vraiment compris ce que c’était mais… bref, ça n’existe pas en western. Du moins pas dans ces mots-là.
  • Le contact: Le contact existe en western, mais il est complètement différent du contact classique. En western, les rênes ne doivent jamais être tendues en permanence. Dans un but ultime, le cheval doit pouvoir se diriger au poids des rênes.
  • La mise en main: Comme le contact n’est pas permanent, la mise en main et tout ce qui s’y rattache ne s’applique pas. On parlera plutôt de rassemblement.

Si je devais donner un mot d’ordre à l’équitation western, je dirais SIMPLICITÉ. Vous allez voir, c’est facile ! Allez, allons-y.

La voix

La voix à une importance capitale en équitation western. Elle permet de demander les changements de vitesse et d’allures.

  • Cloc : les claquements de langue servent à demander le pas et le trot. Un simple claquement pour demander le pas, et quelques claquements enchaînés pour demander le trot. Certains diront aussi tout simplement « le pas » ou « le trot » pour changer d’allure.
  • Kiss : il s’agit du bruit qu’on fait pour appeler un chien. C’est le bruit d’un bisou que l’on tient longtemps. Il sert à demander le galop.
  • Whoa : à prononcer « woooh », d’une voix longue et grave, il sert à demander l’arrêt, et uniquement l’arrêt.
  • Easy : le mot « easy » prononcé d’une voix douce sert à ralentir le cheval et le calmer. Certains préfèreront dire « doucement », bien que ce mot puisse être confondu avec le « woah ».

Les mains

Les mains en équitation western

En équitation western, les mains dirigent les épaules et la tête du cheval.

En équitation western, les mains dirigent les épaules et la tête du cheval.

  • La rêne d’ouverture : la rêne d’ouverture s’exécute comme si l’ont souhaitait ouvrir une porte. Elle sert à indiquer la direction au cheval et elle doit toujours être un peu plus haute que la rêne d’appui.
  • La rêne d’appui : la rêne d’appui accompagne toujours la rêne d’ouverture. Elle ne doit jamais dépasser la corne de la selle, sans quoi on se retrouvait à tirer la tête du cheval dans la direction contraire.
  • Les rênes directes : les rênes directes s’exécutent en tirant légèrement vers les hanches, les deux rênes en même temps, avec une pression égale. Elle servent à demander le reculer et viennent en dernier recours dans la demande d’un arrêt.

Enfin, il existe une dernière sorte de rêne : la rêne contraire d’opposition. Il s’agit d’une combinaison des trois sortes de rênes vues précédemment. Elle est donc plus technique à mettre en place. Elle sert principalement à corriger le cheval, et ne doit pas être appliqué systématiquement pour demander quelque chose. Elle peut par exemple être utile pour corriger l’incurvation du cheval sur le cercle, oui lui demander des exercices d’assouplissement.

Les jambes

En équitation western, les jambes dirigent l’arrière main du cheval ainsi que le corps dans son ensemble.

  • Pousser : la jambe sert à pousser le cheval dans une direction. Par exemple, on appuiera la jambe gauche à la sangle pour demander un pivot postérieur vers la droite. Elle s’utilise donc pour pivoter, pour les déplacements latéraux, pour certains exercices qu’une hanche-en-dedans, et certains l’utilisent même pour tourner. On se servira également des deux jambes en même temps pour pousser le cheval vers l’avant.
  • Bloquer : la jambe sert également à bloquer l’arrière main du cheval. Elle peut être utile pour corriger le cheval qui, par exemple, se jette à l’intérieur sur le cercle. Elle crée également un mur, si besoin, quand le cheval dévie dans les autres figures tels que les pivots postérieurs ou les appuyers.
  • Rassembler : les jambes s’utilise également pour rassembler le cheval. Elles poussent le cheval en avant, l’incitant ainsi à engager ses postérieurs sous lui, alors que la main résiste doucement pour qu’il vienne céder de la nuque.

Lorsque le cheval est rassemblé, les actions doivent cesser immédiatement. Pour rassembler leur cheval, plusieurs cavaliers se servent d’une action de jambes différente de celle qui est indiqué pour accélérer. Il s’agit de tapoter mollement les flancs du cheval avec ses mollets.

Voilà pour ce qui est des aides en équitation western. Avec cette base, vous devriez être en mesure de diriger votre cheval aux trois allures, d’effectuer des cercles et des voltes, ainsi que des transitions. Dans un prochain article, les figures de base seront abordées.

Bon courage !

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5 commentaires

  1. Audrey-Ann Auteur juin 30, 2015 (10:12 )

    Plusieurs informations sont erronées dans ce sujet. L’auteur gagnerait à revoir ses notions de base ou encore à prendre des cours avec un bon entraîneur western. C’est frustrant pour ceux qui pratiquent l’équitation western de lire cela.

    Répondre à Audrey-Ann
    • Laurie Auteur juillet 1, 2015 (8:04 )

      Bonjour,
      Quelles informations sont erronées selon vous ? J’ai moi-même appris ces mêmes choses avec un entraîneur. Je pense que comme en équitation classique, certains points de méthode peuvent varier.
      Cdt

      Répondre à Laurie
  2. Audrey-Ann Auteur juillet 1, 2015 (3:10 )

    La quasi totalité des informations ?

    Tout ce qui est décrit comme n’existant pas existe bel et bien en équitation western, il manque aussi des informations capitales. Bref, c’est un peu désapointement cet article.

    Répondre à Audrey-Ann
    • Laurie Auteur juillet 5, 2015 (9:36 )

      Madame, ce sont vos commentaires peu constructifs qui sont affligeants.
      Si vous pensez mieux connaître le sujet, faite nous part de vos connaissances plutôt que de vos critiques déplacées et non constructives.
      Pour avoir travaillé avec des entraineurs venant de hollande, du quebec ou formés aux usa, rien ne me dérange dans cet article.
      Bonne continuation.
      Cdt

      Répondre à Laurie
    • Lindsey Auteur juillet 7, 2015 (4:23 )

      Je suis d’accord avec vous.
      Bien qu’il y ai une quantité astronomique d’aides différences pour demander les même chose en équitation western, cet article manque de détails et choses malheureusement pas spécialement vrai.

      Mais ça reste bien que l’auteur soit curieux et ne diabolise pas le western…Il faut saluer l’effort, il part d’une bonne volonté.

      Répondre à Lindsey

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