Préserver les tendons du cheval.
Tendons du cheval : comment ça marche, comment les préserver ?
 Landier. C. Hélène, thérapeute manuelle, nous propose un article sur les tendons.

Tendons, comment çà marche comment les préserver ?

Dans le langage communs les gens de chevaux parlent de tendons en parlant des tendons fléchisseurs des membres. Or ils sont présent dans tout le corps de votre cheval.

Qu’est ce qu’un tendon ?

tendon2Les muscles striés présentent à leurs extrémités des parties nacrées qui partagent avec eux des propriétés différentes d’élasticité. Les tendons permettent aux muscles de s’insérer sur les pièces squelettiques et permettre ainsi la mobilité.

Les tendons sont constitués de faisceaux de nature fibreuse, denses, flexibles très résistants doués de propriétés viscoélastiques, capables d’emmagasiner de l’énergie pour la restituer secondairement et de s’adapter au cours de l’exercice physique.

Les tendons ne servent pas uniquement d’attaches anatomiques pour les muscles aux os, ils permettent aussi aux muscles de transférer des forces mécaniques aux articulations en amortissant leurs contraintes sur les structures périarticulaires : ligaments, capsules…

Quelle est la biologie du tendon ?

La consommation d’oxygène des tendons est comparable à celle des ligaments. Elle est estimée 7,5 fois moins importante que celle des muscles squelettiques. Le métabolisme tendineux est restreint mais sa capacité de produire de l’énergie en anaérobie est particulièrement développée.

Ces caractéristiques rendent les tendons capables de supporter des poids et de résister à des tensions pendant de longues périodes en évitant l’ischémie et donc le risque de nécrose. Néanmoins, ce taux métabolique bas rend la cicatrisation tendineuse lente !

Mécanique des tendons

Les tendons sont plus résistants que les muscles, ils sont soumis à des forces de tension et de compression qui peuvent supporter 17 fois le poids corporel total moyen d’un cheval. Le tissu tendineux est capable de modifier sa structure, et sa composition est fonction des contraintes mécaniques qu’il subit afin d’être mieux adapté au travail demandé.

Des travaux récents chez l’homme ont montré une augmentation du turnover du collagène de type I après exercice physique. Au cours d’un exercice physique de 60 minutes, la synthèse de collagène est augmentée de 100 % et se poursuit, de façon moindre, pendant 3 jours. Le turnover protéinique est également accéléré pendant 1 à 3 jours après l’exercice. L’effet de l’exercice physique peut devenir délétère lorsque les séances d’entraînement sont trop proches, le catabolisme devenant alors majoritaire. L’hypertrophie tendineuse et l’augmentation de la résistance mécanique du tendon résultent d’un entraînement régulier et progressif.

À l’inverse, un étirement excessif ou des contraintes déséquilibrées ont tendance à accroître la production de médiateurs de l’inflammation et à créer des lésions tendineuses aiguës ou chroniques.

Qu’est ce que la tendinite ?

Il s’agit d’une inflammation du tendon.

Les facteurs qui favorisent sa venue :tendon1

  • Le corps produit sans cesse des déchets qui circulent via le flux sanguin. Ainsi l’alimentation, l’effort physique et l’oxydation organique participent activement à l’accumulation de ces résidus que draine les liquides corporels (sang). Si le drainage est insuffisant, des dépôts se forment sur les tendons, ils se solidifient, cristallisent et provoquent à chaque mouvement d’articulation de vives douleurs. Il apparaît donc qu’un manque d’hydratation facilitera le phénomène
  • L’accumulation de microtraumatismes au niveau des fibres tendineuses peut outrepasser la capacité réparatrice du tendon (Archambault et al., 1995)
  • tout événement entraînant la montée en température des tendons jusqu’à 45°C induirait la mort des tenocytes et pourrait donc affecter conséquemment la fonction de réparation des tendons (Birch et al., 1997).
  • Les stress mécaniques pourraient entraîner directement certains dommages de la matrice tendineuse et donc diminuer la capacité réparatrice du tendon en induisant la mort des tenocytes.

Quelques exemples donc de facteurs facilitant les tendinites chez le cheval :

  • Des chocs répétés (barres d’obstacles ou cheval qui se tape dedans)
  • Hyper sollicitations dues à un mauvais sol, un mauvais parage / ferrure
  • Des guêtres mal adaptées qui créées des frictions entre la coque et le tendon
  • L’utilisation de bandes qui garde les tendons au chaud et entraîne une dégradation du collagène
  • Une sous-hydratation

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