Transition vers le sans mors
Cet article est la partie 3 de 10 du dossier Les outils du sans mors

Monter sans mors : comment faire ?

La transition au sans-mors est souvent perçue comme un réapprentissage de codes. En effet, le cheval est habitué depuis toujours à répondre à certains codes liés à l’outil et la pratique équestre de son cavalier. Changer d’outil du jour au lendemain risque d’être compliqué à appréhender pour le cheval comme pour le couple.

Il est donc important de laisser du temps au temps, et de ne pas brusquer son cheval. “Demander souvent, se contenter de peu, récompenser beaucoup” disait Baucher: même un cheval d’école devra être préparé à pied sur différentes séances pour retravailler les divers aspects de son éducation. N’hésitez également pas à demander l’aide d’un professionnel compétent en travail sans-mors: un deuxième débourrage peut être une étape importante dans votre travail avec votre cheval, il est donc essentiel de vérifier que le respect et la sécurité sont acquis.

Plusieurs étapes peuvent être dissociées lors de la transition :

  • en premier lieu, la recherche de l’ennasure qui correspondra le plus au cheval, au cavalier et au couple selon leur activité ou discipline (contact ou non, etc.),
  • à pied: retravailler la mobilisation des parties du corps, ainsi que la propulsion et la rectitude à pied par le travail en longe, en longues rênes ou à l’épaule,
  • en selle: une fois toutes ces étapes acquises, il est possible de remonter à cheval; l’idéal est de se faire accompagner par un autre cavalier, qui permettra au cheval d’associer les aides à pied aux aides à cheval,
  • la reprise du travail en autonomie, à savoir sans l’aide du cavalier à pied.

Dans le cas des cavaliers n’étant pas encore sûrs de leur transition, il est également possible de monter en 4 rênes: les rênes classiques du filet, ainsi que 2 rênes positionnées sur l’ennasure. Le cavalier peut donc utiliser en premier lieu les rênes de l’ennasure avant de recourir si nécessaire au filet. Il est possible de travailler de plus en plus avec la 2ème paire de rênes avant de laisser le mors de côté. La connaissance de l’arrêt d’urgence (flexion d’encolure et désengagement des hanches) peut très ponctuellement être utile, et donc nécessite d’être connue du cheval pour être utilisée en cas d’urgence. Pour autant, la coercition, et plus globalement la force n’est jamais une solution viable avec le cheval.

La sécurité, encore une fois, n’est pas une question de mors et de sans-mors : l’éducation prime, il est donc absolument crucial de ne pas négliger un débourrage ou une transition sans-mors.

 

Bernard Cheru et Jastero

Bernard Cheru et Jastero

 

 

Prendre et rendre, garder un placer relativement haut (pas trop), veiller au transfert de poids vers les hanches, petits cercles, épaule en dedans, appuyers, et on retrouve alors un cheval de travail classique, en équilibre, prêt à se déplacer dans toutes les directions et à toutes les allures, à la moindre sollicitation. Bernard Cheru, membre Alter Equus

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2 commentaires

  1. Catherine Lefevre Auteur juin 23, 2014 (8:18 )

    C’est trs simple : il suffit d’oublier de prendre son filet sur un rallye et de partir en licol = transition effectue ! ;-)… bon, je reconnais, faut un cheval zen 🙂

  2. Chipilo Lo Auteur juin 23, 2014 (8:26 )

    Le rve

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