Vermifuger : qui, quand, comment ?

Chez les équidés, la première cause de mortalité est la colique intestinale (1). Et une colique pouvant être d’origine parasitaire, mieux vaut prendre les parasites intestinaux au sérieux… Ces derniers sont principalement des vers (cestodes, nématodes) mais on trouve aussi des arthropodes (gastérophiles).

La plupart des parasites intestinaux suivent un cycle se résumant à :

  1. être ingéré sous forme d’oeuf ou de larve par voie buccale
  2. se développer en passant par différents organes jusqu’au stade adulte
  3. se reproduire dans le système digestif et permettre à ses oeufs/larves de gagner le milieu extérieur (via les crottins principalement).

Comme ces parasites ont évolué en même temps que les équidés, une sorte d’équilibre entre l’agresseur et l’agressé tend à s’établir (2) lorsque les animaux et l’environnement sont sains. Malheureusement, la vie domestique n’a pas que des avantages… Les animaux sont souvent hébergés sur de petites surfaces rapidement infestées par les oeufs et les larves des parasites. Au boxe, le cheval fait ses besoins, mange et dort au même endroit. Dans les prés, les chevaux sont souvent trop nombreux par rapport à la surface disponible et le temps alloué aux rotations des pâtures ne permet pas une disparition complète des parasites car certains peuvent survivre une année (3).

Aujourd’hui, la gestion des parasites intestinaux repose presque exclusivement sur l’utilisation des antiparasitaires (anthelminthiques) de synthèse. Or l’utilisation de ces médicaments nécessite de nombreuses précautions.

De plus, nombre d’études démontrent que, pour être efficace, la gestion antiparasitaire doit s’effectuer sur plusieurs plans : la santé de l’équidé, son environnement/habitat et enfin le traitement antiparasitaire à proprement parler.

Nous développerons tous ces points en étudiant les conséquences de l’utilisation des anthelminthiques de synthèse ainsi que les bonnes pratiques à adopter.  Enfin, nous explorerons les possibilités offertes par les traitements naturels.

La santé

poulain au galop

Immunité acquise

La plupart des équidés développent une certaine immunité face aux parasites intestinaux dès leur première année (4). Ce mécanisme est complexe et encore mal compris, mais des chercheurs ont constaté que les plantes à haute valeur protéique stimulaient le développement de cette immunité chez les jeunes animaux (5).

Par ailleurs, un animal en bonne santé est mieux armé pour lutter contre les agressions. Il est donc utile d’optimiser l’immunité globale des équidés notamment via l’alimentation, en évitant le stress ou encore en soutenant le système digestif par des probiotiques (6).

Conséquences des antiparasitaires de synthèse sur la santé des équidés

Les benzimidazoles (panacur, etc.) sont conçus pour éradiquer nématodes mais également les protozoaires parasites. Par conséquent, ils ont un impact significatif sur le microbiote intestinal des équidés. En effet, les protozoaires endosymbiotes participent activement à la digestion en dégradant les tissus des végétaux permettant ainsi aux bactéries spécialisées de les coloniser (7). Sans l’activité combinée de tous ces microbes les équidés sont incapables de digérer les fibres végétales alimentaires (8).

L’environnement

Un environnement sain est un environnement vivant. La biodiversité permet à la nature d’équilibrer la balance entre prédateurs, proies, nécrophages et autres êtres spécialisés (9). Par conséquent, il faut commencer par limiter ou bannir l’utilisation de biocides et privilégier l’emploi de produits soutenant les écosystèmes du sol comme les E.M. /Efficient Micro-organisms / micro-organismes efficaces (10).

Conséquences écologiques de l’utilisation des antiparasitaires de synthèse

Contrairement à ce qu’on entend généralement, ces molécules de synthèse ne sont pas des vermifuges (repoussent les vers) mais des vermicides (trucident les vers). Or les vers intestinaux ne sont pas les seules victimes de ces produits. Des études ont montré qu’après une administration de lactones macrocycliques (Equimax, Eqvalan, etc.) le principe actif (ivermectine) restait présent dans les déjections jusqu’à 143 jours et il a été observé une mortalité totale des larves d’insectes coprophages pendant 128 jours (11).

bousiers sur crottin

Pour limiter l’infestation des parasites dans l’environnement, il existe différentes méthodes de gestion des pâtures.

Méthodes de gestion des pâtures

Rotation/dilution

Le moyen le plus couramment utilisé consiste à effectuer des rotations de pâtures. Il est conseillé un intervalle de 2-3 semaines entre le mois d’avril et le mois d’octobre (12). En été, le soleil peut détruire jusqu’à 85% des parasites en 15 jours (13). Si l’on veut herser une pâture, il faut donc que les conditions climatiques soient chaudes et sèches, sinon les oeufs et les larves sont simplement disséminés et toute la pâture devient contaminée (13).

Les larves survivent en hiver, même par des températures inférieures à 0°C. Leur espérance de vie dans le milieu extérieur pendant les saisons froides est conditionnée par leurs réserves (3). Les larves peuvent donc finir par mourir “de faim” au printemps si l’hiver a épuisé toutes leurs réserves mais environ 5% des oeufs pondus avant l’hiver pourront réinfester les chevaux au printemps (3, 13). De plus, sous notre climat tempéré, les longues chaleurs sèches sont rares et il est probable que davantage de larves et d’oeufs survivent au passage des saisons. Chez les bovins, il a été observé que certaines larves pouvaient survivre jusqu’à 2 ans (14).

Par conséquent, il est complémentaire de chercher une dilution des parasites présents dans l’environnement en réduisant le nombre d’animaux par hectare. Mais ce système est difficile à mettre en place lorsqu’on dispose d’un espace limité.

Pâturage alterné / combiné

Une autre stratégie consiste à alterner ou combiner les espèces animales qui pâturent sur les mêmes parcelles. Le but est de rompre les cycles reproductifs des parasites en les laissant infester des hôtes pour lesquels ils ne sont pas spécialisés et de parvenir ainsi à une diminution de la charge parasitaire globale par un ralentissement de la reproduction des parasites. Les études sur ce sujet ne sont toutefois pas unanimes (14) et peu ont été faites chez les équidés. Cela dit, de nombreux éleveurs adoptent cette stratégie et témoignent de ses bienfaits (15).

Ramassage des crottins

Enfin, la manière la plus sûre et la plus efficace de limiter la population de parasites est de ramasser les crottins deux fois par semaine dans tous les lieux où s’alimentent les chevaux (16). Les crottins peuvent être mis en tas car l’absence d’oxygène et la chaleur créées par la fermentation sont incompatibles avec le développement des larves (13). Le coeur du fumier peut atteindre des températures situées entre 60 et 80°C. Des études montrent qu’à partir de 55°C les larves meurent en 2 jours (17). Cependant, ce facteur étant difficilement contrôlable et la température variant grandement entre le coeur et la surface du fumier, il est conseillé de laisser le tas se composter pendant un an (3). Ainsi déparasité, il peut être restitué aux pâtures sans risque de contamination.

Le traitement antiparasitaire

Agrégation des parasites

Chez les équidés, comme chez beaucoup d’espèces animales, un phénomène d’agrégation défini par la loi de Taylor nous apprend que, quel que soit l’environnement, la race, le sexe, l’âge, etc. seul un faible nombre d’individus hébergent la majorité des parasites (18). Pour faire simple, environ 20% des équidés, appelés individus excréteurs, concentrent environ 80% des parasites. A partir de ce constat, il apparait que la pratique habituelle consistant à vermifuger tous les individus sans discrimination est hautement discutable.

Résistance des parasites aux molécules de synthèse

A cause de traitements souvent systématiques à l’aide d’antiparasitaires de synthèse, des parasites résistant apparaissent. Aujourd’hui, des souches résistantes sont avérées aux USA, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande et dans l’ensemble des pays de l’Union Européenne (19). Les 3 familles de molécules de synthèse utilisées actuellement (benzimidazoles, pyrantel et lactones macrocycliques) sont concernées.

De plus, les molécules de synthèse ayant des répercussions néfastes sur l’environnement et sur la santé des équidés, il convient d’adopter de bonnes pratiques en matière de traitement antiparasitaire.

Guide de bonnes pratiques

Coproscopie

En premier lieu, il est indispensable de procéder à une analyse coproscopique quantitative pour chaque équidé. Le procédé permet de connaitre le statut parasitaire de l’animal à un moment donné. Normalement, il suffit d’amener quelques grammes de crottin frais chez son vétérinaire et ce dernier se chargera d’envoyer l’échantillon au laboratoire vétérinaire départemental. Certaines associations d’éleveurs (20) ou coopératives agricoles proposent également ce service. Le résultat de l’analyse détaille le nombre d’oeufs par espèce de parasite dans 1g de crottin (opg).

Vers visibles dans un crottin

Selon les recommandations (12), si le résultat du comptage est inférieur à 200 opg, il n’est pas nécessaire de traiter l’individu. Entre 200 et 500 opg il est conseillé de traiter en présence de facteurs de risque (charge élevée à l’hectare, présence de jeunes ou vieux chevaux, etc.). Au delà de 500 opg il faut traiter dans tous les cas.

Traitement des individus excréteurs

Il est à noter qu’une analyse isolée ne représente pas forcément le degré de parasitisme de l’équidé testé car les vers pondent de manière irrégulière (21). De plus certains parasites ne sont pas révélés par ce type d’analyse (gastérophiles, oxyures). Heureusement grâce à la loi de Taylor, nous savons que la répartition des parasites est très agrégée. Par conséquent si des analyses révèlent qu’un individu est fortement parasité, on peut en déduire qu’il héberge également très probablement des parasites dont la présence est occultée.

De plus, en se fiant à plusieurs analyses effectuées à des moments différents on parvient rapidement à établir le profil parasitologique de chaque équidé et à déterminer quels sont les individus excréteurs (les fameux 20%). A partir de là, on pourra ne traiter que ces derniers, tandis que les autres (80%) pourront se passer totalement de traitement ! En parallèle, on effectuera une ou deux coproscopies annuelles par individu (printemps et/ou automne) pour vérification.

En ciblant les traitements de cette façon, on ralentit le phénomène de résistance, on préserve la santé des équidés, l’environnement et, même si ce n’est pas le but premier, on réalise des économies financières !

Alternative naturelle

Il est également possible d’éviter les effets néfastes des antiparasitaires de synthèse en optant pour des traitements à base d’antiparasitaires naturels. Plusieurs végétaux ont été étudiés pour leur action sur les parasites intestinaux. Par exemple, il a été observé in vitro que l’huile d’ail s’attaque à l’enveloppe des parasites adultes (22).

Ail - Allium Sativum

De nombreuses autres plantes inhibent l’éclosion des oeufs de manière extrêmement efficace. C’est entre autre le cas du noyer noir (23), de l’anis vert (23) et de l’absinthe / arthemisia absinthium (24). De plus le test d’un mélange tout prêt de 7 plantes antiparasitaires disponible dans le commerce a révélé une inhibition totale de l’éclosion des oeufs, même à très faible dose (23).

Absinthe - Artemisia absinthium

Une autre étude (25) démontre, chez les moutons, l’efficacité des graines de papaye dans la réduction significative (80%) du nombre d’oeufs excrétés et au moins pendant 25 jours (durée de l’observation) après l’administration. Les graines de courge ont une efficacité encore plus importante (88%) pendant au moins 35 jours (durée de l’observation) après l’administration, les rendant aussi efficaces que l’ivermectine (26).

graines de papaye

Il existe par ailleurs des plantes contenant des tanins condensés, comme le sainfoin, qui agissent sur le cycle de développement des larves qui ne pourront pas se reproduire (27) et cet effet persiste plusieurs semaines après l’arrêt de la distribution des tanins dans la nourriture des animaux. Le pourcentage (en matière sèche) pour une efficacité optimale, en restant en dessous des doses toxiques, est compris entre 2 et 5% de tanins condensés (28). Les tanins ont également comme effet d’augmenter l’efficacité alimentaire des protéines (29) or il a été démontré que l’immunité face aux parasites intestinaux dépendait notamment de l’apport en protéine dans l’alimentation (5) particulièrement chez les jeunes animaux qui n’ont pas encore atteint un statut immunitaire maximal.

Enfin, il existe un champignon parasite des nématodes qui peut être ingéré sans danger par les équidés et qui s’attaque aux oeufs, larves ou adultes, selon la variété utilisée (30). Son efficacité est, elle aussi, très élevée (de l’ordre de 80%). Cependant, bien que ce champignon puisse être présent naturellement dans l’environnement, l’impact de son ajout artificiel dans le système digestif des animaux (et donc dans les déjections qui se retrouveront par terre) sur les nématodes du sol n’a pas été évalué.

En résumé

La gestion du parasitisme intestinal chez les équidés a fait l’objet de nombreuses études et toutes s’accordent sur une chose : la résistance des parasites aux anthelminthiques de synthèse est un problème grandissant et inquiétant. Il faut donc revoir notre manière de procéder et prendre certaines mesures simples :

  • vérifier par coproscopie l’état parasitaire des animaux et dresser un profil parasitologique par équidé pour identifier les individus excréteurs
  • traiter uniquement les individus excréteurs

J’ajouterai qu’étant donné les résultats prometteurs des études concernant certains antiparasitaires naturels, il serait judicieux de les utiliser autant que possible à la place des antiparasitaires de synthèse. Une analyse coproscopique pourra confirmer l’efficacité du traitement.

sainfoin

(1) Epidémiologie descriptive des causes de la mort chez le cheval – LEBLOND A., LEBLOND L., SABATIER P., SASCO A.J.
(2) Évolution du parasitisme et coévolution – CNRS Info / La coévolution –  COMBES Claude
(3) EPIDEMIOLOGIE DES PARASITOSES INTESTINALES EQUINES – Hélène, Gisèle, Henriette, Agnès GROSJEAN
(4) Immunity in equine cyathostome infections – Thomas R. Klei, Melanie R. Chapman
(5) Contrôle intégré des strongyloses gastro-intestinales en élevage caprin laitier : l’amélioration de la réponse de l’hôte par l’alimentation – Etter E.
(6) Probiotics in animal nutrition and health – F. Chaucheyras-Durand, H. Durand
(7) Attachement des Ciliés du caecum de Cheval aux fragments végétaux – Annie BONHOMME-FLORENTIN
(8) La diversité de l’écosystème microbien du tractus digestif équin – S. SADET-BOURGETEAU, V. JULLIAND
(9) Déjections des herbivores domestiques au pâturage : caractéristiques et rôle dans le fonctionnement des prairies – J.M.G. BLOOR, P. JAY-ROBERT, A. LE MORVAN, G. FLEURANCE
(10) BENEFICIAL AND EFFECTIVE MICROORGANISMS for a SUSTAINABLE AGRICULTURE AND ENVIRONMENT – Dr. Teruo Higa, Dr. James F. Parr
(11) Use of anthelmintics in herbivores and evaluation of risks for the non target fauna of pastures – Jean-Pierre LUMARET, Faiek ERROUISSI
(12) La vermifugation régulière systématique des chevaux est-elle vraiment nécessaire ? – Caron Yannick, Borde Laura, Losson Bertrand, Amory Hélène
(13) Connaissance actuelle sur les méthodes de lutte contre les helminthoses digestives du cheval – Elise, Anne Huchard
(14) INTERET DU PATURAGE MIXTE ENTRE OVINS ET BOVINS DANS LA GESTION DU PARASITISME DIGESTIF EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE – Arnaud, Jean-Louis CALMEJANE
(15) Complémentarité des élevages – Agriculture Durable de Moyenne Montagne
(16) Vermifugation du cheval – Dr Françoise Sachdé
(17) Viabilité des oeufs d’Ascaris dans les boues résiduaires – Khalid KHALLAAYOUNE, Fatiha FETHP
(18) LA VERMIFUGATION SÉLECTIVE CHEZ LES EQUIDÉS – Estelle DEBERGÉ
(19) La résistance aux antiparasitaires chez les parasites des chevaux – Frédéric BEUGNET
(20) http://www.alliance-elevage.com/les-services-a-l-elevage-p20
(21) Variations saisonnières de l’excrétion des oeufs de strongles par les chevaux en zone subhumide d’Algérie – B. Bentounsi, F. Maatallah
(22) Body Surface Changes in Gastrointestinal Helminthes Following in vitro Treatment with Allium sativum Oil – Hatem A Shalaby, Tarek K Farag
(23) Alternative fitoterapeutice în strongilidoze la ecvine – Cernea
(24) The efficacy of herbal extract on equine Strongylidosis – Cernea
(25) Efficacité antiparasitaire de la poudre de graines de papaye (Carica papaya) sur les strongles gastro-intestinaux des moutons Djallonké au sud du Bénin – M.S. Hounzangbe-Adote, F.E. Zinsou, K.J. Affognon, B. Koutinhouin, M. Adamou N’Diaye, K. Moutairou
(26) Efficacité antiparasitaire de la poudre de graines de courge (Cucurbita moschata L.) sur les helminthes gastro-intestinaux de la chèvre locale élevée à Lubumbashi en République Démocratique du Congo – V.E. OKOMBE, T. MBUMBA, C.S. PONGOMBO
(27) Analyse des mécanismes d’action antiparasitaire de plantes riches en substances polyphénoliques sur les nématodes du tube digestifs des ruminants – Séverine BRUNET
(28) Effets des tanins condensés et des plantes à tanins sur le parasitisme gastro-intestinal par les nématodes chez la chèvre – V. PAOLINI, Ph. DORCHIES, S. ATHANASIADOU, H. HOSTE
(29) Influence des tanins et de leurs interactions avec les protéines sur la valeur nutritive des aliments chez le ruminant – Zimmer Gervois Nicole, Cordesse R.
(30) Biological control of horse cyathostomin (Nematoda: Cyathostominae) using the nematophagous fungus Duddingtonia flagrans in tropical southeastern Brazil – Fabio Ribeiro Braga, Jackson Victor Arau jo, Andre Ricardo Silva, Juliana Milani Araujo, Roge rio Oliva Carvalho, Alexandre Oliveira Tavela, Artur Kanadani Campos, Giovanni Ribeiro Carvalho

27 commentaires

  1. saltusienne horses Auteur mars 25, 2015 (8:39 )

    lecture très intéressante. Peut-on avoir une idée approximative du coût de la coproscopie ?

    Répondre à saltusienne horses
  2. caroline Auteur mars 25, 2015 (10:07 )

    Merci très bon article, auriez vous la reference du produit avec 7 plantes sur lequel il y a eu une étude ?
    Connaissez vous http://terrediatomee.fr/vermifuge-naturel/ ?
    Au plaisir

    Répondre à caroline
    • Alter Equus Auteur mars 25, 2015 (11:54 )

      Nous sommes justement en train de la chercher, elle n’étais pas mentionnée dans l’étude.
      Par rapport à la terre de Diatomée, nous n’avons pas rencontré cette information dans notre revue 🙂

      Répondre à Alter Equus
  3. Lovehorse-47 Auteur mars 25, 2015 (2:41 )

    Bonjour.

    Depuis 2 ans, je ne soigne mes chevaux quasiment qu’avec des plantes.
    Mais jusqu’à présent, je n’avais pas osé tester les vermifuges naturels.
    Est-il possible d’en savoir plus sur ce produits, et comment faire pour se le fournir ?

    avec mes remerciements.

    Répondre à Lovehorse-47
    • Alter Equus Auteur mars 25, 2015 (3:36 )

      Pour le moment nous recherchons justement le nom du fabriquant.
      En attendant, les autres types de vermifuges naturels, et surtout de la prévention, devraient être bénéfiques pour votre cheval 🙂

      Répondre à Alter Equus
      • Lovehorse-47 Auteur mars 27, 2015 (3:39 )

        Excusez moi, je n’avais pas vu le commentaire précédent de de @Caroline, qui demandait la même chose que moi. En attendant que quelqu’un nous apporte la réponse 😉

        Personnellement, je fais une cure d’ail en poudre pendant 2 à 3 mois, 2 fois dans l’année. Mais je ne pense pas que ce soit suffisant pour les vers. Et jusqu’à présent, je ne m’étais fiée que sur l’Eqvalan, et votre article m’a bien calmée ! Du coup, je n’ai pas encore vermifugé ce printemps, et vais me tourner vers un vermifuge naturel !

        Merci pour vos nombreux articles passionnants que je suis avec toujours autant d’intérêt !

  4. Muriel Gangloff Auteur mars 25, 2015 (4:33 )

    J’ai parcouru l’article et ils ne donnent vraiment pas la marque… Par contre, il y a les ingrédients détaillés (mais pas les quantités), et je n’ai pas réussi à trouver le produit malgré tout.
    Il faut savoir que l’étude en question est internationale (roumaine, portugaise,…) et qu’il est difficile de savoir dans quel pays les chercheurs se sont fournis en plantes.

    Sachez tout de même que plusieurs mélanges de plantes antiparasitaires sont disponibles dans le commerce en France et que leur composition est détaillée. Beaucoup de plantes sont communes aux différents antiparasitaires naturels (dont celui utilisé dans l’étude).
    De plus vous pouvez vérifier l’efficacité du produit en faisant une coproscopie avant et après son administration (en respectant le délai indiqué).

    Enfin, voici la composition détaillée du mélange utilisé dans l’étude roumaine :
    En latin : Thymus serpyllum, Artemisia absinthium, Frangula Alnus, Gentiana lutea, Inula helenium, Matricaria chamomilla et Rosa canina.
    En français : Thym, absinthe, bourdaine, gentiane, grande aunée, camomille, églantier (ou cynorrhodon).

    Répondre à Muriel Gangloff
  5. Muriel Gangloff Auteur mars 25, 2015 (5:29 )

    Concernant la terre de diatomée, après maintes recherches j’ai trouvé 2 études sur son effet antiparasitaire.
    Les conclusions se rejoignent en constatant qu’il n’y a aucun effet significatif sur les parasites. Parfois même, l’ingestion de terre de diatomée est synonyme de mauvaise digestion… Par conséquent la terre de diatomée n’est PAS à recommander dans le traitement antiparasitaire.
    Les liens des articles :
    http://journals.cambridge.org/action/displayAbstract?fromPage=online&aid=6950272&fileId=S1357729800009206
    http://science.org.ge/3-1/Bernard.pdf

    Répondre à Muriel Gangloff
  6. Manuella Auteur mars 27, 2015 (10:40 )

    Bonjour,

    Concernant les crottins, j’ai des poules qui “s’occupent” des crottins dans “l’air de pansage” , je n’ai pas besoin de les ramasser, en 24h ils ne sont plus là.
    Dans mes futures installations, je pensais permettre aux poules d’allez dans les prés, dans l’idée qu’elle pourrait s’occuper un peu des crottins, des expériences ?

    merci

    Répondre à Manuella
    • Muriel Gangloff Auteur mars 30, 2015 (6:43 )

      D’après les éleveurs de poules, ces dernières étalent très bien les crottins et en mangent une partie. Cela peut donc être intéressant en complément d’autres mesures et si l’on n’a pas la possibilité de ramasser les crottins par exemple.
      Cela dit, il n’y a, à ma connaissance, aucune étude sur le sujet et rien qui laisse supposer que les poules pourraient manger les larves ou les oeufs de parasites…

      Répondre à Muriel Gangloff
  7. Anne Auteur mars 29, 2015 (10:27 )

    Votre article est très intéressant et documentée (je n’ai pas encore lu tous les liens) mais est-ce si simple? Vous dites vous même: ” Il est à noter qu’une analyse isolée ne représente pas forcément le degré de parasitisme de l’équidé testé car les vers pondent de manière irrégulière (21). De plus certains parasites ne sont pas révélés par ce type d’analyse (gastérophiles, oxyures). Heureusement grâce à la loi de Taylor, nous savons que la répartition des parasites est très agrégée. Par conséquent si des analyses révèlent qu’un individu est fortement parasité, on peut en déduire qu’il héberge également très probablement des parasites dont la présence est occultée”.
    La loi de Taylor dont vous parlez c’est une des lois générales du temps, de Frederick Taylor? ou autre chose? Peut on vraiment estimer le degré d’infestation des chevaux sur quelques coprologies (sauf bien sur s’il y a une infestation majeure) car effectivement les cycles de pontes ne sont pas simples, tous les parasites ne sont pas repérés, et les chevaux ne vivent pas forcement en groupe stable dont quid le repérage des individus excréteurs qui seraient seuls à traiter?

    Répondre à Anne
    • Muriel Gangloff Auteur mars 30, 2015 (5:01 )

      Bonjour Anne,

      Merci pour votre commentaire constructif !

      La loi de Taylor est expliquée ici : http://en.wikipedia.org/wiki/Taylor%27s_law
      Si vous n’êtes pas anglophone, vous pouvez regardez cette vidéo en français : http://bit.ly/19AUkow

      Concernant votre question sur la fiabilité des coproscopies :
      Certes, une coproscopie donne une indication peu précise. Mais les coproscopies suivantes permettront d’affiner le profil du cheval (excréteur ou pas ?). Évidemment, plus le nombre de coproscopies sera élevé, plus il sera aisé de déterminer ce fameux profil parasitologique.

      Cela dit, si vous n’avez pas la possibilité de suivre un cheval sur au moins une année, difficile d’établir un profil… Dans ce cas, il est préférable de suivre les recommandations officielles comme décrites dans l’article (ne pas traiter en dessous de 200 opg, etc.).
      Aujourd’hui, il est plus risqué de traiter en préventif que de laisser ses parasites à un équidé. En effet, à cause des résistances qui se développent un peu partout, la situation est assez inquiétante (en France comme ailleurs). Voir cette conférence pour en avoir un aperçu : http://bit.ly/1DlcKb1

      Répondre à Muriel Gangloff
  8. LASTELLE Auteur avril 9, 2016 (11:02 )

    Bonjour merci pour cet article très intéressant.
    Personnellement j’utilise pour mes chevaux le vermifuge naturel Verm-X https://m.facebook.com/notes/hidalgo-et-marie/verm-x-vermifuge-naturel/912835802157278/

    Mais j’aimerais entre temps utiliser vos alternatives naturelles présenté dans votre article.
    Mais en quel quantité et comment ?
    J’ai fait des recherches mais j’ai trouvé trop d’avis différents.
    Pouvez-vous me donner plus de précisions sur votre sujet ?

    Répondre à LASTELLE
    • Muriel Gangloff Auteur avril 10, 2016 (8:57 )

      Bonjour Lastelle,

      Merci pour votre commentaire 🙂

      J’ai moi même testé verm-x et il s’est révélé efficace (copro avant et après pour vérifier).
      Pour les autres alternatives, il est malheureusement difficile de vous donner une formule toute faite adaptée aux chevaux. En effet les études que je cite démontrent l’efficacité de certaines plantes sur certains parasites chez certaines espèces animales… Bref, leur but n’étant pas commercial, aucune recette n’est donnée.
      J’ai personnellement testé l’efficacité des graines de courge sur les strongles et l’expérience s’est révélée concluante. J’ai constaté une diminution de 80% des excrétions d’oeufs de strongles 3 semaines après l’administration de 100g de graines de courge par cheval.

      Maintenant, ce que je vous conseille, c’est de prendre en premier lieu l’habitude de faire une coproscopie avant de vermifuger, puis 3 semaines plus tard pour vérifier l’efficacité. L’Alliance Pastorale propose des coproscopies pour un tarif défiant toute concurrence, renseignez-vous 🙂
      Ensuite, vous pouvez continuer avec le verm-x ou essayer un autre vermifuge naturel du commerce. En théorie, leurs formules s’appuient sur des études, donc autant profiter de leur travail de synthèse !

      Répondre à Muriel Gangloff
      • Marie Auteur avril 23, 2016 (8:29 )

        Merci Muriel pour votre réponse !
        Je réponds très tardivement mais le mail était parti dans les SPAM :/
        Merci pour ces précisions.
        Entre temps deux Verm-x j’utilise de temps en temps de l’huile essentielles d’ail à raison de deux gouttes matin et soir dans une carotte pendant 15 jours.
        J’aimerais aussi tester ka graines de courge, c’est 100g par cheval et/ou poney en une prise dans la ration ?

      • Muriel Gangloff Auteur avril 23, 2016 (6:01 )

        Bonsoir Marie,

        J’ai utilisé l’étude qui a testé l’efficacité des graines de courge sur certains parasites intestinaux des chèvres.
        Dans l’étude, les graines de courge sont moulues et mélangées à un peu d’eau. L’administration se fait par voie orale en une seule prise. Un dosage testé est de 150mg par kg de poids de l’animal. Ce traitement montre une diminution de l’excrétion d’oeufs de parasites de 74% 5 jours après administration et 88% de diminution 35 jours plus tard.
        J’ai utilisé le même dosage sur mes chevaux : 150mg (0,15g) par kg, cela nous donne 75g pour un cheval de 500kg (0,15 x 500). J’ai obtenu le même type de résultat que dans l’étude : 80% de diminution d’excrétion d’oeufs de strongles 30 jours après l’administration. Par contre l’étude n’a pas testé les graines de courge sur les ténias, donc un traitement complémentaire peut s’avérer utile !

        N’hésitez pas à télécharger vous-même l’étude si vous souhaitez en savoir plus ! C’est écrit en langage assez vulgarisé je trouve, donc je pense que ce ne sera pas trop rébarbatif à la lecture lol
        Rappel du nom de l’étude : Efficacité antiparasitaire de la poudre de graines de courge (Cucurbita moschata L.) sur les helminthes gastro-intestinaux de la chèvre locale élevée à Lubumbashi en République Démocratique du Congo

  9. Vieren Auteur octobre 24, 2017 (9:50 )

    Bonjour,

    Très bel article.
    J’ai quelques questions concernant les ténias.
    Quel traitement naturel peut -on utiliser contre eux ? Sachant qu’ils ne sont quasiment pas détectables par coproscopie… Doit-on en faire un automatiquement à l’automne ? ou seulement traiter les individus excréteurs ?

    Cordialement

    Salomé

    Répondre à Vieren
    • Alter Equus Auteur octobre 25, 2017 (8:09 )

      Bonjour, certains de nos membres utilisent les graines de courge (durant 3j, autour de la pleine lune, ajout de 50g de graines de courge fraichement moulues dans la ration). Il reste également la possibilité de le détecter via un test salivaire disponible au UK.

      Répondre à Alter Equus
    • Muriel Gangloff Auteur octobre 25, 2017 (2:56 )

      Concernant le test salivaire, peut-être même que les laboratoires français peuvent le pratiquer, puisque le test est décrit dans un article sur le site des haras nationaux. Par contre, le test est intéressant avant la vermifugation, mais n’est pas fiable pour contrôler après, car les anticorps détectés par le test restent présents 5 mois après l’infestation (même s’il n’y a plus de ténia).

      En vermifuge naturel, le “phyto VST” du laboratoire “bio7” donné sur 10 jours permet également d’éliminer le ténia.

      Dans tous les cas, le ténia est très souvent sous-diagnostiqué, or les vétérinaires estiment que 80% des chevaux sont porteurs du ténia…

      Répondre à Muriel Gangloff
      • Claise Auteur novembre 1, 2017 (9:37 )

        Bonjour je cherche le vermifuger dont vous parler mais je n’en ai pas trouver où se le procurer ?

      • Muriel Gangloff Auteur novembre 20, 2017 (11:33 )

        Bonjour Claise,

        Je vous ai envoyé un email pour vous donner les coordonnées du commercial en date du 1er novembre 2017 😉

  10. Vieren Auteur octobre 26, 2017 (8:14 )

    Merci beaucoup pour vos réponses ! Bonne journée 🙂

    Répondre à Vieren
  11. Ella Auteur novembre 18, 2017 (6:27 )

    Bonjour,
    Concernant le vermifuge par graines de courge, pourriez-vous en dire plus ?
    Peut-on acheter des graines en grande surface ou faut-il les prélever directement dans une courge ?
    Vous parlez d’en donner en une dose ? Ou sur 3 jours ? Qu’est-ce qui est préférable selon vous ? Quelle quantité et quelle fréquence ?

    Merci d’avance !

    Répondre à Ella
    • Muriel Gangloff Auteur novembre 20, 2017 (11:29 )

      Bonjour Ella,

      Merci pour votre message.

      Tout d’abord je vous encourage à parcourir les commentaires car beaucoup de réponses à vos questions se trouvent dans mon message du 23 avril 2016 à Marie.

      Personnellement, j’ai utilisé des graines de courge achetées en vrac en magasin bio. Elles sont déjà décortiquées.
      Concernant la fréquence, le mieux est de faire des coproscopies 4 fois par an pour suivre le profil parasitologique de vos chevaux et traiter uniquement en cas d’infestation avérée. Le pic de contamination des pâtures se situe en septembre. C’est donc à ce moment là que les chevaux se parasitent le plus vite.

      Répondre à Muriel Gangloff

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