Quand le CNOV impose des pratiques qu’il condamne lui-même

Quand le CNOV impose des pratiques qu’il condamne lui-même

Il y a des scandales bruyants. Et puis il y a celui-ci, silencieux, confortable, installé depuis quinze ans dans les textes officiels et les comptes de l’Ordre national des vétérinaires. Un scandale qui se mesure en euros, en chevaux souffrants et en contradictions signées.
 
Résumons. Depuis plus d’un siècle, une doctrine affirme qu’on peut sentir, du bout des doigts, un « rythme » mystérieux dans le crâne des êtres vivants, et soigner en le « corrigeant ». Depuis quarante ans, une autre prétend qu’on peut déplacer les organes à travers la paroi du ventre. La science a testé ces affirmations. Sérieusement, patiemment, pendant des décennies. Résultat : les praticiens ne trouvent même pas le même « rythme » sur le même patient, les mécanismes invoqués sont physiquement impossibles, et les essais cliniques rigoureux s’alignent tous sur le même verdict. Rien. Aucun effet au-delà du placebo. Chez le cheval, où le crâne pèse vingt kilos et où l’intestin mesure huit mètres, personne n’a même réussi à produire une seule étude contrôlée. Pas une.
Voilà pour les faits. Maintenant, regardons ce que fait le Conseil national de l’Ordre des vétérinaires, le CNOV, gardien autoproclamé de la « médecine fondée sur les faits et les preuves ».

Il condamne d’une main, il certifie de l’autre

Car le CNOV condamne. Oh oui, il condamne. Quinze signalements au parquet rien qu’en 2024. Des praticiens traînés devant les tribunaux à Albertville, à Rouen. Un communiqué martial en avril 2022 annonçant la fin de la « tolérance » et des poursuites systématiques. Et contre qui tout ce zèle ? Contre ceux qui posent leurs mains sur des chevaux sans avoir payé leur examen à l’Ordre.
Car le même CNOV organise, moyennant 1 400 euros par candidat, un examen d’« ostéopathie animale ». Un examen dont 60 % des questions sont écrites par les écoles commerciales qui vendent les formations à 50 000 euros. Un examen dont les jurys sont composés aux deux tiers de praticiens issus du champ ostéopathique. Et là, une précision qui a son importance : aucun de ces examinateurs ne détient le titre d’ostéopathe. Ce titre n’existe pas pour les animaux.
 
Les non-vétérinaires du jury sont simplement inscrits au Registre national d’aptitude, ce qui fait d’eux, au mieux, des praticiens en ostéopathie animale. L’Ordre fait donc juger l’accès à une pratique par des gens qui ne possèdent eux-mêmes aucun titre pour l’exercer. Un examen qui valide le « diagnostic ostéopathique », c’est-à-dire précisément cette palpation du rythme imaginaire que quarante ans de recherche ont montré irreproductible. On croit rêver : l’Ordre poursuit au pénal des gens pour avoir pratiqué sans son autorisation des gestes dont il certifie lui-même la réalité dans ses épreuves.
 
Mais il y a mieux. En octobre 2021, le CNOV publie un communiqué solennel : fini les dérives, place à la médecine fondée sur les preuves. L’homéopathie ? Bannie de l’exercice exclusif, faute de base scientifique. La naturopathie ? Pareil. Et l’ostéopathie animale ? Exemptée. Nommément exemptée. Sans qu’on sache au nom de quelle preuve, puisque le rapport d’inspection du ministère de l’Agriculture qualifiera deux ans plus tard ses techniques crâniennes d’« assez controversées ». Un représentant du milieu ostéopathique a résumé la situation avec une franchise désarmante : l’Ordre « ne peut pas se dédire ». Voilà. Ce n’est plus de la science, c’est de la politique interne.
 
On a construit dix ans de régulation sur une doctrine, on ne va pas admettre qu’elle était creuse.
Il y a mieux encore. En 2019, un avis interne du CNOV décrète que les manipulations « myo-fasciales » autorisées par la loi couvrent « l’ensemble des fascias, ceux-ci incluant les enveloppes des viscères ». Traduction : le décret de 2017 excluait les pathologies organiques ? Qu’à cela ne tienne, un avis de l’Ordre suffit à rouvrir la porte au « viscéral ». Une instance professionnelle réécrit tranquillement le champ d’un avis du Conseil d’État. Et pendant ce temps, l’école vétérinaire de Nantes vend aux vétérinaires un diplôme de 504 heures à 18 000 euros incluant les modules « ostéopathie viscérale » et « ostéopathie cranio-sacrée », dont le référentiel assume de tout enseigner, « prouvé ou non prouvé ». Des vétérinaires pratiquent donc ouvertement ces techniques, en toute impunité ordinale. Aucun n’a jamais été sanctionné. Le délit n’est pas dans le geste. Le délit est de ne pas être des leurs.

Suivons l’argent, enfin

Les cotisations « ostéopathie » versées au CNOV sont passées de 45 791 euros en 2022 à 124 558 euros en 2024. Les frais d’examen alimentent les écoles vétérinaires publiques qui, par ailleurs, vendent leur propre diplôme d’ostéopathie. Les candidats recalés repaient chaque repassage. Et depuis la loi n° 2025-268 de mars 2025 et les décrets n° 2026-755 et 2026-756 d’août 2026, le CNOV devient carrément le régulateur du marché de la formation : les écoles devront se déclarer auprès de lui ; il publiera leurs taux de réussite et signera avec elles des conventions révocables.
 
Le tour de vis essentiel tient en une ligne du décret n° 2026-756 : depuis le 10 août 2026, seuls les étudiants formés dans une école déclarée auprès de l’Ordre — selon un référentiel que la filière a elle-même co-écrit dans un comité hébergé au CNOV, et dont l’arrêté n’était toujours pas paru à la mi-août — pourront se présenter à l’épreuve. Le verrou ne porte plus seulement sur l’exercice : il ferme l’entrée de la profession. Une question écrite à l’Assemblée nationale (n° 13964, mars 2026) a mis des mots sur cette construction : « cumul de fonctions normatives, de contrôle et d’évaluation » et « risque de conflit d’intérêts structurel ». Juge, partie et partie prenante.

Et pendant ce temps, des chevaux meurent

Le plus cruel dans cette histoire n’est pas comptable. Il est dans les écuries. La colique tue plus de chevaux que toute autre cause. Opéré dans les deux heures, un cheval en colique survit dans près de 90 % des cas. Après douze heures, c’est presque fini. Pendant qu’un praticien « libère » le côlon du bout des doigts, la montre tourne. L’Ordre, lui, parle de « perte de chance pour l’animal » quand il poursuit les non-inscrits. Il aurait raison, s’il appliquait la même exigence aux techniques qu’il valide.
 
On nous dira que l’ostéopathie animale a ses lettres de noblesse : un registre national, un examen, des décrets. Précisément. C’est bien cela le problème. Ce n’est plus une croyance marginale que l’État ignore : c’est une croyance que l’État, par l’intermédiaire d’un ordre professionnel, organise, tarife et protège. L’Académie nationale de médecine a jugé ces pratiques « sans fondement scientifique avéré » en décembre 2024. L’Académie vétérinaire de France a dit que chez l’animal, « l’effet contextuel est la seule explication plausible ».
 
La science a parlé. Reste une question, une seule, et elle n’est pas médicale : à quand un Ordre qui s’applique à lui-même les exigences qu’il impose aux autres ?
 

Pour aller plus loin : six sources pour se faire son idée

  1. Hartman S.E. & Norton J.M., 2002. Une revue complète des études sur la fiabilité de la palpation crânienne. Conclusion : les praticiens ne sont jamais d’accord entre eux. Scientific Review of Alternative Medicine. Traduction française autorisée, en ligne : https://osteo4pattes-sdo.eu/wp-content/uploads/2006/09/cranien_doute_Hartman.pdf
  2. Green C. et al., 1999. La première revue systématique sur la thérapie craniosacrale. Conclusion : preuves insuffisantes. Complementary Therapies in Medicine. Résumé PubMed : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10709302/
  3. Ceballos-Laita L. & Ernst E. et al., 2024. Revue systématique et méta-analyse de 15 essais sur l’ostéopathie viscérale. Conclusion : aucun bénéfice dans aucune affection. International Journal of Osteopathic Medicine. https://doi.org/10.1016/j.ijosm.2024.100729
  4. Amendolara A. et al., 2024. Méta-analyse de 24 essais cliniques sur la craniosacrale. Conclusion : aucun effet significatif. Frontiers in Medicine (accès libre) : https://www.frontiersin.org/journals/medicine/articles/10.3389/fmed.2024.1452465/full
  5. Lorello O. et al., 2025. L’essai qui démontre l’effet placebo… du cavalier : amélioration perçue massive, zéro changement mesurable chez le cheval. Equine Veterinary Journal. Résumé PubMed : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38176911/
  6. Académie nationale de médecine, communiqué du 3 décembre 2024. Les pratiques ostéopathiques « viscérales et crâniennes » jugées « sans fondement scientifique avéré ». Texte intégral : https://www.academie-medecine.fr/losteopathie-viscerale-et-cranienne-chez-le-nouveau-ne-une-pratique-qui-interroge/
Ostéopathie versus Etiopathie, quelle approche pour mon cheval ?

Ostéopathie versus Etiopathie, quelle approche pour mon cheval ?

Ostéopathie et Etiopathie animale : deux approches différentes du cheval

Dans le domaine de la santé équine, les approches alternatives telles que l’ostéopathie animale et l’étiopathie se sont développées de manière significative au cours des dernières décennies. Bien que proches dans leur volonté de soigner l’animal par des techniques manuelles, ces deux disciplines présentent des différences fondamentales dans leur vision du cheval, leur méthodologie et leur philosophie thérapeutique.

L’etiopathie animale, suite aux nombreuses dérives de l’ostéopathie animale mais également humaine, refait surface notamment grâce à l’ouverture récente du premier institut destiné à l’enseigner : L’IEEA (Institut Européen de formation en Etiopathie Animale). Il s’est ouvert suite à la demande nombreuse de beaucoup de professionnels adeptes convertis de l’étiopathie dans l’amélioration des performances mais également le suivi biomécanique de leurs chevaux, toutes disciplines confondues.

La formation en ostéopathie animale repose sur une vision globale de l’animal. L’ostéopathe animalier considère le cheval comme un tout, dont chaque structure est en interrelation constante avec les autres. Il s’appuie sur quatre grands principes fondateurs : l’unité du corps, la relation structure-fonction, la capacité d’autoguérison et l’importance de la circulation des fluides. Le cheval est donc abordé dans sa globalité, avec une grande attention portée à son histoire, son comportement, son environnement, et bien sûr à ses systèmes musculo-squelettique, viscéral et crânien.

À l’inverse, l’étiopathe animalier privilégie une approche plus analytique et causale. Son objectif est de rechercher, identifier et traiter la cause mécanique première du trouble fonctionnel observé. L’étiopathie animale se base sur une méthodologie rigoureuse qui consiste à remonter le fil des symptômes pour identifier l’origine du dysfonctionnement. Contrairement à la formation en ostéopathie animale, qui accorde une place importante à la palpation des tissus et à la mobilité globale, l’étiopathe animalier se concentre sur la reproduction du schéma lésionnel et le traitement ciblé, souvent articulaire, par des tests de résistance concernant la perte d’élasticité des tissus

Un autre point de divergence réside dans la nature des manipulations pratiquées. L’ostéopathe animalier, formé à travers une formation en ostéopathie animale complète, utilise une grande variété de techniques, allant de manipulations structurelles à des mobilisations douces, en passant par des techniques crâniennes, viscérales ou faciales. Il adapte son traitement à la sensibilité du cheval et à la nature de la dysfonction. De son côté, l’étiopathe animalier applique des gestes techniques ciblés précis, dans le but de rétablir rapidement la mobilité d’un segment ou d’une structure affectée, sans recours à des techniques tissulaires ou énergétiques.

Sur le plan de la relation à l’animal, l’ostéopathie met l’accent sur l’écoute du corps du cheval, sur la perception fine des tensions et sur l’observation des réactions au toucher. Cette sensibilité se cultive au fil des années dans toute formation en ostéopathie animale sérieuse. L’ostéopathe apprend à travailler avec le cheval, à respecter ses rythmes, et à intégrer le contexte émotionnel et postural de l’animal. À l’opposé, l’étiopathe animalier reste plus distancié émotionnellement. Il applique une méthodologie rigide et logique, moins influencée par le vécu du cheval, mais centrée sur la mécanique pure.

En conclusion, si l’ostéopathe animalier agit en tant que médiateur global entre les tensions du corps et l’équilibre fonctionnel du cheval, l’étiopathe animalier se positionne en technicien du mouvement, focalisé sur la cause première du dysfonctionnement. Ces deux approches, bien que différentes, peuvent se révéler complémentaires si elles sont pratiquées avec rigueur, respect et une solide compréhension du cheval. Pour cela, le choix d’une bonne formation en ostéopathie animale ou en étiopathie est une condition essentielle à l’efficacité et à l’éthique de la prise en charge.

Mon cheval a de l’arthrose. Que faire ?

Mon cheval a de l’arthrose. Que faire ?

Nous sommes nombreux à être confrontés, au cours de notre vie de cavalier, à l’arthrose du cheval. Selon la ou les disciplines pratiquées, cela se traduit, entre autres, par des baisses de performance, des boiteries, et une souffrance souvent imperceptible du cheval.

Le problème c’est que contrairement à une croyance assez répandue, l’arthrose n’est en rien spécifiquement liée à l’age, « l’affection dégénérative articulaire » correspond de fait à une érosion, une destruction partiel ou complète des cartilages des articulations, et les causes peuvent être nombreuses. Si l’arthrose est une des principales cause de retrait des chevaux de courses, cette affection touche également les chevaux de loisir ou de sport.

 

Les symptômes de l’arthrose du cheval

L’arthrose chez le cheval s’inscrit dans un processus dégénératif en cercle vicieux : elle se maintient d’elle-même et les lésions sont irréversibles. De plus, une simple manifestation de boiterie ne permet pas toujours de confirmer la présence de cette condition complexe : divers facteurs peuvent être impliqués.

Cependant, l’arthrose peut être suspectée dans plusieurs cas, notamment si votre cheval :

  • Montre des signes de douleur lors de la manipulation d’une articulation,
  • Présente une raideur ou des craquements dans un membre lors de sa mobilisation,
  • Boite à froid avant tout effort,
  • Affiche une articulation chaude et/ou enflée.

En complément de ces signes peu spécifiques, d’autres plus évocateurs peuvent apparaître, comme une boiterie prononcée sur sol dur, améliorée à chaud, ou une flexion dynamique positive.

Les membres sont principalement affectés, mais le dos, surtout au niveau de la jonction thoraco-lombaire, est également concerné. Les articulations comme le boulet, le jarret et le genou sont particulièrement sensibles à l’arthrose car elles soutiennent continuellement le corps et sont exposées aux chocs.

Les principales causes de l’arthrose du cheval

L’arthrose chez le cheval est souvent causée par une combinaison de facteurs, et peut être primaire ou secondaire.

Dans l’arthrose primaire, le cartilage est « anormal », mais subit des contraintes « normales » en raison du travail du cheval.

Dans l’arthrose secondaire, le cartilage est « normal », mais les contraintes sont « anormales », comme dans le cas d’un choc articulaire à l’origine de l’arthrose.

Plusieurs facteurs prédisposent le cheval à l’arthrose :

Causes liés à la morphologie du cheval

  • La forme des articulations et les aplombs : Des aplombs incorrects (comme des déviations angulaires, telles que le varus ou le valgus, ou encore des chevaux panards, cagneux, avec des paturons trop longs ou très droits) augmentent les risques d’arthrose. Cela résulte d’une mauvaise répartition des forces sur le cartilage, créant ainsi une pression inégale.

  • La forme ou l’entretien des sabots : Un pied trop élevé à cause d’un entretien insuffisant ou une malformation (comme un pied bot), ainsi qu’un sabot trop long, favorisent également l’apparition d’arthrose en modifiant l’alignement des phalanges. De même, un parage asymétrique (un talon plus haut d’un côté) peut causer une pression excessive d’un côté de l’articulation.

  • La croissance : L’ostéochondrose, une anomalie de la formation osseuse pendant la croissance, peut entraîner la libération d’un fragment osseux dans l’articulation, provoquant inflammation et usure du cartilage. Si ces lésions peuvent être tolérées à court terme, elles aggravent l’arthrose avec l’âge et l’intensité du travail, pouvant aller jusqu’à la boiterie.

  • Le vieillissement : En vieillissant, la composition du cartilage change et le rend plus vulnérable, aggravant l’arthrose. De plus, l’arthrose étant un phénomène autoentretenu, les lésions s’accumulent au fil du temps, rendant la maladie plus sévère avec l’âge du cheval.

Causes liées au travail

  • Un excès de travail par rapport à ce que l’articulation peut supporter, notamment chez des chevaux trop jeunes ou après un traumatisme sans repos adéquat.
  • L’inflammation post-traumatique : Après un traumatisme articulaire, comme une entorse, l’articulation devient enflammée avec une surproduction de liquide synovial (molettes, vessigons). Plus l’inflammation dure, plus les chances d’arthrose augmentent en raison de l’étouffement du cartilage et de la dégradation de la membrane synoviale.

NB : Les entorses, étirements et luxations sont des facteurs majeurs de l’arthrose.

  • La fatigue : Un travail excessif ou une préparation insuffisante avant un effort peuvent provoquer de l’arthrose.
  • Le terrain d’évolution du cheval : Un sol souple réduit les contraintes articulaires par rapport à un sol dur, mais un sol trop profond peut entraîner des tendinites ou entorses.
  • Les conditions d’hébergement : drame du cheval moderne, le manque d’activité et l’enfermement en boxe 23h/24 est certainement l’une des causes majeures de nombreuses affections et notamment de l’arthrose.

Causes externes

  • Infections :  En cas d’infection bactérienne dans une articulation, à cause d’une plaie par exemple, les conséquences sur le cartilage peuvent être graves. De plus une infection articulaire est particulièrement complexe à soigner et le traitement passe en général par un lavage articulaire.
  • Médicaments : certains médicaments (lors d’infiltration notamment) peuvent être à l’origine d’arthrose chez le cheval.

C’est grave docteur ?

L’arthrose est irréversible, mais elle n’est pas une fatalité ! Il est tout à fait possible de soulager son cheval et de lui permettre de maintenir une activité régulière.

Traiter les causes

Comme chez l’homme, l’objectif est de ralentir la progression de l’arthrose afin de préserver le bien-être du cheval et d’éviter la perte de mobilité du membre ou de la zone touchée.

  • Contrairement à une idée reçue, l’arrêt complet de toute activité ne stoppe pas l’évolution de l’arthrose. Au contraire, cela peut accélérer la dégénérescence articulaire et intensifier la douleur chez le cheval.

Que faire alors ?

L’idéal est de maintenir une activité régulière, que ce soit à la monte ou à la marche en main, sur un terrain plat. Le repos total entraîne une perte musculaire, ce qui affaiblit les articulations. Il est donc crucial de préserver la forme physique du cheval et de surveiller son poids. Le pré est préférable au box, où l’animal reste souvent immobile.

En particulier chez les chevaux âgés, les meilleurs compléments pour soigner l’arthrose du cheval sont disponibles un peu partout et permettent au moins d’atténuer la douleur et d’apporter un peu de souplesse. En effet, bien que l’arthrose ne puisse pas être guérie, certaines mesures d’hygiène et de bien-être, comme une ferrure adaptée à la morphologie et au travail du cheval, aident à soulager les articulations.

Soulager la douleur

Pour atténuer la douleur, les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les injections de corticoïdes ont longtemps été privilégiés. Ils apportent un soulagement lors des crises aiguës et améliorent le confort général de l’animal.

Cependant, les traitements actuels ne se limitent plus à cela. L’harpagophytum, un complément alimentaire, est également efficace comme antidouleur en cure. Des infiltrations d’acide hyaluronique, qui lubrifie et protège le cartilage, peuvent prévenir la détérioration.

Le bien connu Tildren, qui inhibe la résorption osseuse, a montré son efficacité pour ralentir l’évolution de l’arthrose, notamment au niveau du jarret. Mais soyons clairs : ce traitement coute une petite fortune.

Toutefois, avec l’avancée des connaissances, il apparait que certaines préparations à base de MSM, chondroitine et glucosamine (un précurseur du cartilage) ont donné de très bon résultats et ne présentent pas des couts exorbitants. C’est d’ailleurs la solution que j’avais choisie pour mon Hippocampe qui souffrait d’arthrose assez avancée sur les 4 membres ! Notons que ce sont les mêmes préparations que nous retrouvons dans les soins pour humains.

Les thérapies manuelles peuvent elles aider ?

Comme nous l’avons dit plus haut, l’arthrose ne se soigne pas à proprement parler. Elle s’atténue, se soulage, se retarde, mais ne se soigne pas. Une prévention efficace permet de retarder les effets dus aux causes externes ou à la morphologie du cheval. L’ostéopathie, la kiné ou la physiothérapie permettent d’apporter souplesse et mouvement notamment dans le cas d’activités répétitives et de contraintes régulières aux mêmes endroits. Comme pour l’humain, une activité variée et régulière permettent d’éviter des contraintes trop localisées et régulières pouvant entrainer un début d’arthrose. Les thérapies manuelles, même si elle ne pourront pas soigner l’arthrose permettront de fait de la retarder le plus possible. Un suivi régulier permet d’anticiper et d’apporter confort et bien être au cheval.

Conclusion

N’étant pas moi même vétérinaire ou spécialiste il m’est impossible de véritablement conseiller une solution plutôt qu’une autre, chaque cas est à étudier séparément. En France notamment il vous sera plus souvent conseillé de recourir à des traitements lourds et couteux de type Tildren. A titre personnel je considère que les traitements semi naturels (mais qui ont fait leur preuves) par une supplémentation à base de MSM sont plus respectueux (et à vrai dire bien moins chers…) notamment pour un cheval de loisir qui reste en activité relativement longtemps.

Assurer son cheval, une bonne idée ?

Assurer son cheval, une bonne idée ?

Pour paraphraser une citation bien connue, nous pouvons avec le recul prophétiser que « le 21ème siècle sera équestre ou ne sera pas ». Assez paradoxalement, le cheval, totalement tombé en désuétude pour le transport ou les opérations militaires, n’a jamais été aussi présent et le nombre d’équidés en France tout particulièrement dépasse largement le million malgré une tendance baissière ces dernières années. Etonnant non ?

On ne renonce jamais aux chevaux vous savez, ça fait dix mille ans que les humains tentent de dresser les chevaux. Chaque humain recommence avec chaque cheval, le même travail, la même aventure, difficile et périlleuse. Dix mille ans qu’on tombe, dix mille ans qu’on se relève, qu’on invente les voitures, qu’on invente les avions, et pourtant on continue à monter à cheval…

Danse avec lui

 

Les chevaux de loisir en plein essor

Danse avec luiNon on ne renonce jamais aux chevaux, mais en conséquence le rapport au cheval a profondément changé, et bien que son statut juridique d’animal dit « de rente » n’ait pas été modifié juridiquement, son statut réel lui a totalement évolué et il est clair qu’il est quasiment devenu aujourd’hui un « animal domestique ».

De fait l’équitation dite « de loisir » c’est généralisée, ce qui ne va pas sans poser pas mal de problèmes et  de questions. La première est de définir l’équitation de loisir. Pour faire simple, et pour illustrer mon propos je la définirais comme toute activité équestre non liée à la compétition officielle quelle que soit la discipline.

Ce qui n’empêche pas, du coup, de rencontrer des cavaliers « de loisir » de TRES haut niveau, en dressage ou en équitation d’extérieure par exemple, mais qui, déçus (ou écoeurés…) par l’équitation officielle et ses potentielles dérives préfèrent la discrétion et les rencontres informelles qui se multiplient.

equitation d'extérieur

Equitation de loisir ne signifie pas équitation au rabais, bien au contraire.

Cette question en soulève une autre, cruciale : qu’est ce qu’un cheval de loisir ? En soit çà ne veut pas dire grand chose, raison pour laquelle le fameux label « qualifications loisir » a été créé, et il faut bien avouer que cela a été un grand pas en avant face à une véritable foire d’empoigne dans le monde équin.

La méconnaissance du cheval, effarante, de nombreuses personne a engendré un grand « n’importe quoi » dont bien entendu les chevaux paient le prix fort, ou chacun y va de ses certitudes. Foire d’empoigne renforcée par la généralisation de l’usage des réseaux dits sociaux, sur lesquels l’image donnée est plus importante que tout et où les « conseils » les plus effrayants sont diffusés a qui veut les écouter. Les qualifications loisir sont définitivement un net progrès qui impliquent autant les éleveurs et professionnel, sur le plan de l’éducation du cheval, que les cavaliers même débutant, qui peuvent ainsi compter sur une monture « testée et approuvée ». Même si on pourrait aller plus loin notamment dans l’aspect éducation (par discipline), la base offerte par ces tests est indéniablement une avancée.

L’équitation de loisir, c’est un budget

Enfin une dernière question se pose dans ce monde équestre du loisir : celle du budget. Un cheval, il faut cesser de croire que « ça ne coute rien », que « j’y ais droit ». Hébergement, alimentation, transports, équipement, et surtout soin et entretien santé, non, définitivement non, l’équitation n’est pas (est ce un mal ?) accessible à tous, et demande bien plus qu’un engagement moral. Ne pas avoir les moyens de parer à un coup du sort, un problème vétérinaire, ou un accident, n’est pas à mon sens, éthiquement acceptable. Accueillir un cheval est une vraie responsabilité. Alors oui bien entendu, vous pouvez compter sur Cavalassur pour assurer votre cheval. C’est peut être même la meilleure idée qui soit, car assurer son cheval et son activité équestre permet justement de dégager le budget de réserve pour tout le reste, notamment l’amélioration de l’alimentation ou des conditions d’hébergement.

Les modes d’hébergement plus naturels du cheval ne sont pas exempts de risque d’accident…

D’ailleurs, une assurance permet aussi de parer aux aléas et problèmes rencontrés que ce soit durant les entrainements, les promenades en extérieur ou encore dans le pré. Il ne faut pas oublier en effet que toute activité en compétition officielle est couverte, mais dès lors que l’on monte dans le cadre du loisir, il n’y a plus aucune couverture. Ces assurances vont même jusqu’à prendre en charge les frais de pension en cas de licenciement du propriétaire !

Alors en attendant l’obligation d’une « capacité » pour héberger un cheval (il en faut une pour un raton laveur !), oui assurer son cheval est bien plus qu’une bonne idée. C’est la meilleure garantie, éthique, de bien être et de sécurité de votre cheval, qui ne risque donc plus de payer « les sabots cassés » en cas de coup dur…

Mon cheval a de l’arthrose…

Mon cheval a de l’arthrose…

Nombreux sont (hélas) les chevaux, qu’ils soient de sport ou de loisir, qui souffrent d’arthrose. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’age n’en est pas le seul responsable. En effet, l’activité habituelle peut provoquer des traumatismes parfois anodins en apparence, qui qui accumulés déclenchent peu à peu cette pathologie.

Vermifuger : qui, quand, comment ?

Vermifuger : qui, quand, comment ?

Aujourd’hui, la gestion des parasites intestinaux repose presque exclusivement sur l’utilisation des antiparasitaires (anthelminthiques) de synthèse. Or l’utilisation de ces médicaments nécessite de nombreuses précautions. C’est pourquoi les produits naturels, visant à réguler le parasitisme intestinal, apparaissent séduisants.
Mais sont-ils efficaces ? Et quel est réellement le problème de l’utilisation des anthelminthiques de synthèse ?

Présentation : le shiatsu équin

Présentation : le shiatsu équin

Le shiatsu est un habile mélange entre les théories de la médecine traditionnelle chinoise et une technique de massage japonaise. Travailler en shiatsu consiste à rééquilibrer le corps et l’esprit dans leur globalité en exécutant des pressions (avec les mains), des étirements et des mobilisations de tout le corps pour améliorer la circulation de l’énergie, via les méridiens.

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