Dérives du western moderne
Equitation Western : Dérives de lʼéquitation moderne
Cet article est la partie 6 de 6 du dossier L'équitation western

Aquarelle: Anne & Ben

Lʼéquitation western est encore assez peu connue et assez peu développée en France. Pour lʼinstant, son image se résume principalement à celle du reining de haut niveau, et le public français sʼarrête bien souvent à ce quʼil voit à la télé. De nombreux paramètres font que cette équitation nʼa souvent pas très bonne presse. Le développement tardif de cette équitation n’empêche pas les professionnels français dʼentrer dans le rythme des autres nations.

Aux Etats-Unis comme dans certains pays dʼEurope (Allemagne, Italie) ou encore en Australie, cette équitation déchaîne les passions. Lʼindustrie du reining brasse à elle seule plusieurs centaines de millions de dollars chaque année. Et comme à chaque fois que lʼargent entre en compte, les magnifiques animaux que sont les chevaux en pâtissent.

Elevage et recherche de profit

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Hereditary Equine Regional Dermal Asthenia (HERDA). Crédit: thehorse.com

Pour décrocher le gros lot, les éleveurs, amateurs ou professionnels ont multiplié et multiplient encore les croisements.

Cette frénésie des naissances pour avoir un crack a fait du stud book quarter horse le plus gros stud book au monde. Ce grand nombre de naissance avec des croisement parfois hasardeux comme lʼinbreeding dont la pratique est heureusement aujourdʼhui bien diminuée consiste à marier un père avec sa fille, par exemple, afin de faire ressortir toujours un peu plus certains traits spécifiques de la race. Ces croisements consanguins ont participé à l’apparition de maladies génétiques spécifiques aux chevaux américains et aux races à fort pourcentage de consanguinité, (HYPP, HERDA, Gbed, Mh, Pssm) pour lesquelles il existe aujourdʼhui un test complet (test des 5 panels chez le quarter, 6 panels chez le paint auquel on ajoute le panel pour le gène Lethal White.).

Cette multiplication des naissances augmente également le nombre de poulains dont les performances ne sont pas suffisantes et qui alimentent les abattoirs.

Reining, halter…

pssmCertaines disciplines incitent plus à la dérive que dʼautres. Ainsi, le Halter, un équivalent modèle et allure (surtout modèle), voit des chevaux, présentés en main en licol, aux formes disproportionnées être comparés les uns aux autres sur des critères de moins en moins en accord avec la race telle quʼelle a été créée. Un quarter horse dit «fondation» sera plus proche des standards de base de la race, alors que le quarter horse moderne de halter ressemble de plus en plus à une race bovine à viande. Un cowboy recherche avant tout un cheval capable de se déplacer sur de longue distance, avec un pied sûr, un locomotion rasante et douce et capable de grosses accélérations. Qui dit accélérations fulgurantes dit gros moteur et en l’occurrence chez les chevaux, le moteur cʼest les muscles et plus particulièrement ceux de l’arrière main. Ainsi on croise aujourd’hui des chevaux avec des muscles surdéveloppés incapables de se mouvoir de façon correcte.

rollkur-western

Il est bien évident que ces poulains ne sont pas prêts physiquement à tenir dʼaussi gros efforts.

Ensuite viennent les compétitions montées. Les Futurity voyant sʼaffronter des poulains de deux ans, ces derniers sont débourrés entre 16 et 18 mois pour leur permettre d’acquérir toutes les manoeuvres nécessaires pour dérouler un joli pattern. Ainsi à deux ans, les prospects de reining connaissent et pratiquent quotidiennement cercles au galop répétés, spins, sliding stop le tout avec un cavalier adulte et une selle dépassant facilement les 12 kilos. Toutes les disciplines ayant des futurity dans leur programme connaissent les mêmes problèmes. Il est évident que ces poulains ne sont pas prêts physiquement à tenir dʼaussi gros efforts. Leur musculature a beau être impressionnante, leur croissance nʼest pas terminée et leurs os et articulations ne seront matures quʼà lʼâge de 6 ans comme nʼimporte quel cheval. La culture américaine part du principe quʼil vaut mieux prévenir que guérir, ainsi de nombreux chevaux subissent des infiltrations avant le début de lʼentrainement afin dʼéviter toute compensation asymétrique dans le travail qui pourrait être due à une douleur ou à une gêne quelconque. 

La recherche de performance poussée à l’extrême

Concernant lʼentrainement en lui même, les westerners professionnels sont friands de lʼhyperflexion. Cette position également plébiscitée dans le dressage moderne, consiste à enfermer le cheval dans un position dʼangle tête-encolure très fermé. Le chanfrein vient au delà de la verticale et il nʼest pas rare de voir le menton venir toucher le poitrail. Ces méthodes ont été scientifiquement prouvées comme étant douloureuses, stressantes, sources de mal-être physique et psychologique et sont aujourdʼhui limitées en temps dans le règlement FEI et interdites en Suisse. Lʼutilisation nʼest pas tout à fait la même en dressage et en western. En dressage on lʼutilise pour, quʼune fois lʼencolure libérée, le cheval se délie et développe des allures spectaculaires. En western, cette méthode est bien souvent couplée avec celle dite du «Jack» qui consiste à effectuer un droite-gauche violent sur un mors à branches ou non avec des rênes courtes, ainsi quʼà la méthode du «biting up» le tout pour rendre le cheval «léger au mors». Clinton Anderson, autoproclamé «Horseman», utilisant soit disant des méthodes douces et naturelles montre cette technique dans un documentaire de 45 minutes sur lʼentrainement de ses jeunes chevaux dʼà peine 2 ans disponible sur Youtube.

frise-western

De nombreux accidents sont reliées à ces méthodes y compris la mort de chevaux durant lʼentrainement, comme celle de Bella Gonnabe Gifted, pouliche très prometteuse morte entre les mains de Mark Arballo pendant une séance de biting up.

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Reculer lors de l’épreuve de reining aux JEM. Source: youtube

Les professionnels américains gagnants en compétition usant de ces méthodes, les professionnels dʼautres pays s’inspirant de leur travail pour leur propre chevaux diffusent largement ces méthodes qui se développent de plus en plus sur les ring dʼéchauffements, y compris en France lors d’événements locaux, régionaux, nationaux ou même internationaux. Il suffit de voir la prestation de nos français aux derniers JEM avec un cheval en hyperflexion à l’arrêt au centre, un autre éliminé avec des défenses violentes qui auraient pu être largement anticipées et évitées et finalement un seul couple qui tient à peu près la route.

Le chapeau fait-il le cavalier western ?

Enfin, un autre type de cavaliers discrédite l’équitation western. Ce sont tous ces cavaliers qui, parce quʼils possèdent un cheval américain ou parce quʼils montent avec un selle à corne et/ou avec un chapeau de paille, se considèrent comme pratiquant l’équitation western.

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Comme nous lʼavons décrit dans les articles précédents, l’équitation western est un philosophie, une façon de vivre, dʼéduquer et de monter les chevaux bien particulière. Equitation western veut dire cheval autonome et indépendant, cheval sûr et confiant, cavalier juste et doux. Tous les quarter horse, appaloosa, paint horse ne sont pas à mettre entre toutes les mains mais un cheval éduqué western sera un excellent cheval de famille, sûr pour les grands comme les enfants, pour les débutants comme les confirmés. Un cheval monté avec un filet une oreille ou une selle à corne nʼest pas un cheval western. Il nʼy a aucun mérite à monter des chevaux dits difficiles qui sont en fait des chevaux incompris et/ou mal éduqués.

Alors si vous voyez un jour un cavalier en Stetson se faire embarquer par son cheval pie, ne vous dites pas tout de suite que lʼéquitation western est dangereuse, allez découvrir les élevages, les ranchs et les instructeurs qui essayent de préserver ce quʼest la véritable équitation western.

Conclusion

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Stacy Westfall et Can Can Vaquero. crédits: America’sHorse Daily

Tout cela discrédite l’équitation western auprès des novices, des cavaliers et cavalières soucieux/ses du bien-être de leur chevaux, comme dʼune équitation juste. Ces dérives et autres pratiques douteuses ne sont heureusement pas pratiquées par tous les westerners. L’appât du gain et de la célébrité nʼattire pas tout le monde et nombreux sont les cavaliers western qui restent fidèles aux racines de cette si belle équitation. Il existe encore de véritables hommes et femmes de chevaux qui, malgré tout cela, essayent encore de diffuser la vraie, la belle équitation western et sa philosophie.

Je pense notamment à ces entraineurs américains comme Stacy Westfall et Mark Bolender ou encore canadiens à lʼimage de Lyne Laforme. Il en existe aussi en France, plus rares certes, plus discrets aussi mais bien présents. 

Merci à eux.

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16 commentaires

  1. Henri Wagneur Auteur août 31, 2015 (6:20 )

    Le sport!
    L’égo!
    L’argent!
    L’équitation quelle qu’elle soit n’échappe pas à ces trois critères.
    La victime, souvent même le torturé:

    Le cheval!

    Répondre à Henri Wagneur
  2. Adeline Auteur août 31, 2015 (7:04 )

    Bonjour,

    Il serait bon de ne pas noircir un peu plus le tableau ! Le futury de Reining aux n’est ouvert qu’aux chevaux de trois ans. En Europe pour les trois et quatre ans…. Pour preuve le réglement içi :

    http://nrhafuturity.com/2015/conditions.pdf

    La race quarter Horse est effectivement le stud book le plus peuplé au monde, mais par par “la frénésie des éleveurs” mais par le fait que les USA sont immenses, c’est comparable avec les trotteurs chez nous… qui vont tout autant à l’abattoir.
    De plus les USA ont interdit l’abattage des chevaux sur leur territoires, mais ceci est un autre sujet !

    Pour les maladies génétiques il s’avère que l’AQHA consacre un grand budget à la recherche vétérinaire pour améliorer et comprendre la race QH.
    Les vétos savent que ces maladies génétiques ne sont pas seulement constatées chez les QH mais aussi dans d’autres races européennes.
    Quand à l’imbreeding il a été utilisé il y a longtemps dans beaucoup de races pour en fixer les caractéristiques lorsque que le nombre de ses représentants étaient peu élevé.

    Le halter est une discipline de show, qui se pratique en main et non monté. C’est comparable aux étalons arabes de show avec une recherche spécifique parfois nuisible effectivement, chez le QH de muscles hypertrophiés et chez l’arabe de difficulté à respirer à cause du chanfrein trop concave.

    Dommage de généraliser ! Tous les pros ne sont pas “friands de l’hyperflexion” ! Il n’y a pas souvent d’accident, ces prospects très prometteurs valent beaucoup d’argent, le but n’est pas de les décimer.
    Il y a par contre et c’est bien de le souligner encore trop d’entraîneurs qui utilisent ces méthodes pour “gagner du temps”.
    La carrière des chevaux commencent tôt et s’arrête tôt, seulement les meilleurs étant ensuite orienté sur une carrière de reproducteurs prestigieux.
    Les autres ne vont pas à la boucherie !! ils deviennent chevaux de non pro, youth ou de loisirs ou se reconvertissent dans les nombreuses disciplines de l’équitation western.

    Attention ! la photo illustrant le texte sur la mauvaise prestation des français n’est absolument pas en accord avec le texte : il s’agit d’un cavalier de l’équipe Américaine lors d’un reculer à grande vitesse et non pas d’un cavalier français à l’arrêt au centre.

    “un seul couple qui tient à peu près la route” !! Quelle blague ! Un seul couple qualifié pour la finale, on parle des JEM qui ont rassemblé le meilleur niveau.

    Le reining en France de dispose absolument du même soutien dans tous les termes financiers, sponsors, nombre d’entraîneurs, de cavalier pros, d’amateurs que le CSO par exemple !
    Il est évident que l’équipe de France ne pouvait pas faire un podium, pas avec le peu de couples sélectionnables tant au niveau des cavaliers que des chevaux.
    Ca commence, doucement, des jeunes arrivent, de meilleurs chevaux aussi, la qualité de l’élevage s’améliore mais cela demande du temps et de l’argent !

    Lorsque les sponsors seront moins frileux, lorsque des cavaliers investiront dans de bons chevaux il y aura une nette progression vers le haut.

    Voilà je m’arrête ici même si il y aurait encore beaucoup à dire !

    J’aurai aimé voir une signature à la fin de cet article,

    Adeline Kera

    Répondre à Adeline
    • Estelle Auteur septembre 10, 2015 (7:18 )

      Bonjour Adeline,
      Merci pour votre commentaire, n’hésitez pas à lire le reste du dossier western, vous verrez alors que nous ne cherchons pas à “noircir le tableau”.
      En effet, l’AQHA à modifier son règlement après s’être rendue compte des dégâts occasionnés sur les poulains. Cependant, 2 ou 3 ans, c’est toujours trop tôt et n’allez pas croire que les entraîneurs/cavaliers/propriétaires vont pour autant arrêter les débourrage et l’entraînement dès 18mois. Si vous êtes un peu présente sur les réseaux sociaux vous l’avez forcément constaté, ces chevaux sont considérés comme précoces à cause de leur musculature développée et font les frais de la diffusion d’idées préconçues et fausses sur la croissance et la physiologie équine.
      Sachez que l’AQHA soutient l’abattage des chevaux, notamment des quarter horse. En 2003 et 2004 (seuls chiffres encore disponibles), sur tous les abattoirs americains (US Canada Mexique), entre 50 et 70% des chevaux abbatus étaient issus du stud book quarter horse et étaient, à 90% des chevaux en bonne santé dont l’âge était compris entre 3 et 10 ans. La réouverture des abattoirs aux US est également toujours le sujet de débats houleux après la tentative de certains états pour les remettre en route. L’AQHA, accusée par les anti horse slaughter d’alimenter les abattoirs, a ainsi retiré depuis 2013 le nombre de naissances par année jugé trop élevé, de son site internet.
      Effectivement l’AQHA consacre un budget important à la recherche en génétique et heureusement ! Leur rôle étant de préserver et promouvoir la race, que peuvent-ils faire d’autre ?
      En effet, d’autres races à fort pourcentage de consanguinité sont touchées, comme l’article le spécifie.
      Et de nouveau vous avez raison sur l’inbreeding et son utilisation sur des races à petits cheptels mais le stud book de quarter horse étant le plus gros du monde, est-ce vraiment nécessaire ? Il n’est pas rare de trouver encore ce genre de croisement en génération -1 ou -2 sur les papiers de nos chevaux…
      Tous les professionnels peut être pas mais de plus en plus en France et une grande majorité aux US, il vous suffit de vous déplacer sur les terrains et pas besoins d’aller aux states pour constater cet effet de mode.
      La photo est en effet une photo d’un américain (Andrea Fappani) au reculer plus que douteux remportant pourtant l’argent. Les photos des français n’étant pas libre de droits on ne peut les utiliser. Pour illustrer les dires on peut, si vous le souhaiter, vous envoyer des photos mais il doit même être possible de trouver les pattern des guereiro et de Perret sur YouTube.
      Oui, pour nous seul R Poard a su montrer une belle equitation sans défenses ni contraintes apparentes. Finale ou pas, podium ou pas c’est le seul à avoir présenter un reining français correct.
      On ne leur demande pas de gagner ou même de participer à la finale, on aimerait juste voir un reining français plus propre et plus respectueux.
      Merci pour votre intérêt pour l’article,
      Quant à la signature, vous trouverez les noms des rédactrices tout au long du dossier western.
      Tres bonne continuation à vous,
      Cordialement,
      Estelle G.

      Répondre à Estelle
    • Georges Auteur septembre 1, 2017 (8:45 )

      Bravo pour votre réponse!

      Répondre à Georges
    • Lyne Laforme Auteur septembre 2, 2017 (2:04 )

      Merci Adeline pour ces précisions. Je suis totalement en accord avec tes précisions. Il est vrai qu’il y a de l’abus dans tous les domaines autant chez les athlètes comme les chevaux mais aussi chez les humains.
      Ce qui est important c’est de donner l’exemple.
      Les chevaux vivant à l’état sauvage ont une vie encore plus difficile pour survivre. Ils doivent tous les jours se protéger des prédateurs et chercher leur nourriture, ils n’ont pas de dentiste lorsqu’ils ont des problèmes dentaires, etc…. c’est la loi du plus fort
      Nous leur offrons la possibilité de vivre en sécurité sans avoir à chercher leur nourriture et nous les éduquons. A nous de faire en sorte que notre entrainement soit respectueux de ce qu’ils sont capables de nous offrir.

      Répondre à Lyne Laforme
  3. Julie Auteur août 31, 2015 (8:51 )

    Bonjour,

    J’ai lu avec attention cette article et je trouve que vraiment il met en avant que les cotés négatifs de l’EW.
    Pourtant si nous allons dans cette direction les dérives sont partout au niveau professionnel et l’EW n’est pas la pire…
    On la critique a cause des gros mors et des éperons mais personnes ne s’interrogent sur comment ils sont utilisés…
    Le but étant de s’en servir le moins possible.
    Venant du classique j’ai été séduite par l’EW car c’est une équitation de légèreté, en classique nous rendons nos chevaux complètement autiste de les porter a ce point.
    Je vois bcp de gens du classique se mettre au western car lorsque l’on va au delà des clichés, c’est vraiment une équitation très agréable.
    Cdt,

    Julie

    Répondre à Julie
    • Estelle Auteur septembre 1, 2015 (4:25 )

      Bonjour Julie,
      Tout d’abord merci pour votre intérêt pour l’article.
      En effet cet article était destiné à soulever les points noirs de l’équitation western. Je vous invite à lire l’intergralité du dossier western de l’association. Ce dossier a été monté par des membres passionnés de la vraie belle EW et qui souhaitent promouvoir cette equitation. Vous comprendrez cependant qu’on ne pouvait prétendre avoir un dossier complet sans parler des dérives qui existent malheureusement dans la pratique de cette équitation.

      Vous avez tout à fait raison ! Les dérives de l’équitation ne sont pas que western. Un article est en préparation sur le monde classique et en particulier sur le dressage moderne dans un dossier sur l’équitation académique à paraître prochainement.
      L’équitation western à été le premier dossier “equitation” élaboré mais il ne sera certainement pas le dernier.

      J’ai exactement la même histoire que vous et je comprends votre point de vue. C’est pour cela que je vous invite encore une fois à parcourir le dossier dans son intégralité, il devrait vous plaire.
      Tres bonne continuation,
      Cordialement,
      Estelle.

      Répondre à Estelle
  4. walti adamo Auteur août 31, 2015 (10:32 )

    Merci d avoir exprimé ce que je ressasse depuis de nombreuses années et qui m à valu tant de sarcasmes de la part de collègues pour avoir osé dire que je préférais faire 10 machines de paix qu une machine de guerres à l existence éphémère pour toutes les raisons que vous évoquez et que j approuvé entièrement merci je me sens moins seul

    Répondre à walti adamo
    • Estelle Auteur septembre 1, 2015 (4:44 )

      Bonjour Mr Walti,
      un très grand merci pour votre intérêt pour l’article et votre commentaire.
      Sachez que les auteurs du dossier western et de cet article sont “des grands fans” de votre travail, de votre philosophie équestre et de votre respect pour les chevaux.
      Merci à vous de nous avoir inspiré 🙂

      Répondre à Estelle
  5. Sophie Joubert Auteur août 31, 2015 (12:07 )

    Merci pour cet article, que le plus grand nombre comprennent que l’esprit de l’équitation western c’est le respect des chevaux. Il est trop souvent bien difficile de défendre cette équitation qui est pourtant si belle !!

    Répondre à Sophie Joubert
  6. Eric EquitationWestern Auteur août 31, 2015 (3:11 )

    je viens de prendre connaissance de vos articles sur l’Équitation Western, si dans l’ensemble ils sont bien écrits et qu’ils parlent de mon Equitation, je reste perplexe sur la partie “communication”, pourquoi faire figurer un cavalier avec une bombe … Si je veux voir un gardian, j’espère qu’il sera en tenue traditionnelle, de même pour la doma et toutes les autres équitations. Dans l’article sur les dérives vous évoquez certaines choses vraies, mais qui laisse à penser au lecteur que c’est une généralité ou presque, je ne peux vous laisser écrire cela, car si certains font des “expériences”, tous n’en font pas !!! Pour la dérive de certains, l’ensemble ne peut quand même pas être coupable. Combien on fait ce type d’expériences dans d’autres équitations, dans d’autres races ou élevages, ici même en France cela existe, mais c’est l’ensemble de la filière équine qui est concernée et pas uniquement les chevaux américains ou l’équitation western. Vous comprendrez à ces quelques lignes que je suis un passionné, j’ai trente année d’équitation western derrière moi, plusieurs voyages aux USA, ancien cavalier classique, j’ai fait le choix d’une Equitation plus respectueuse du cheval, j’ai laissé de côté ce qui ne me plaisait pas et est conservé ce qui me permettait de progresser, de faire évoluer les chevaux, voir de les faire performer en France, et heureusement vous le cité dans votre article, nous sommes plusieurs à aller dans ce sens. Je vous lirai avec plaisir bien amicalement Eric

    Répondre à Eric EquitationWestern
    • Estelle Auteur septembre 3, 2015 (5:29 )

      Bonjour Éric,
      Merci pour votre intérêt pour notre dossier western, je suis contente de lire qu’il vous a plu.
      En ce qui concerne les photos, je suis bien d’accord avec vous, des photos en chapeau auraient été peut être plus jolies ou d’un meilleur effet. La bombe vous choque mais pas le sans mors alors que le cheval est âgé de plus de 6 ans et cela va également à l’encontre de la tradition et du règlement de concours western.
      Il vous faut savoir que ces photos ont été prises spécialement pour les articles avec des membres de l’association (je suis la cavalière à la bombe). La diffusion des articles se voulant la plus large possible, nous ne savons pas quel type de public va les lire. En montrant un cavalier en bombe nous nous assurons ainsi de ne pas inciter un public jeune ou non averti vers des pratiques qui peuvent s’avérer dangereuses.
      Nous ne voulions pas faire de généralités avec ses dérives mais force est de constater que de plus en plus de professionnels et d’amateurs utilisent ses techniques malheureusement (fait constaté sur les terrains de concours amateurs français). De plus l’équitation western à été la première à faire l’objet d’un dossier complet, ne vous inquiétez pas, un dossier classique est en préparation avec un article sur ses dérives.
      Merci de faire partie de ses irréductibles qui prônent une equitation respectueuse, n’hésitez pas à vous renseignez sur l’association, je pense que vous vous y retrouverez.
      Tres bonne continuation
      Estelle

      Répondre à Estelle
    • CORINNE ROSA Auteur septembre 1, 2017 (9:39 )

      Bonjour Eric, Je fais de l’équitation western et je met très souvent une bombe pour ma sécurité. Je sais le chapeau c’est plus dans la tradition mais bon…. Après c’est vrai que l’article est dur pour notre équitation. Mais c’est bien de sonné publiquement la sonnette d’alerte de temps en temps. Je connais bien aussi le milieu de l’endurance, du CSO , du dressage de la Camargue et ses traditions et c’est partout la même chanson certain abuse malheureusement. A nous cavaliers de toutes les disciplines de travailler avec nos chevaux dans le bon sens
      et leur bien être. Et nous cavaliers western d’être digne de notre belle discipline.
      Amicalement Corinne

      Répondre à CORINNE ROSA
  7. Marie Madeleine Barle Auteur août 31, 2017 (11:04 )

    Les dérives que vous signalez de façon très judicieuse sont tout autant présentes dans l’équitation classique de concours, tant en dressage qu’en CSO ; dès que l’enjeu financier est présent, les animaux comptent peu… Sachez cependant que tout n’est pas aussi négatif : cavalière de dressage “classique” durant trente ans, j’ai abordé l’équitation western avec un Maître qui m’a ouvert de nouveaux horizons, et dans ma façon de monter et dans la pratique du débourrage de mes pouliches ; je ne porte pas de Stetson ni de chemise western, ni de jean avec bottes éperonnées du matin au soir et je n’ai pas américanisé mon prénom (car l’équitation western, c’est aussi Disneyland). En revanche j’ai adopté définitivement ce que je pensais être le meilleur : des rênes longues et ouvertes, une selle de qualité, confortable pour le cheval et le cavalier, et sécurisante en cas de rencontre inopinée (fréquente) avec une famille de sangliers. Mais bien sûr, je ne fais pas de concours.
    En tous cas merci pour votre article et je vais suivre vos publications avec grand intérêt
    Cordialement

    Répondre à Marie Madeleine Barle
  8. de Longueil Auteur septembre 1, 2017 (10:09 )

    Chère Estelle,

    Afin de réaliser votre dossier, vous êtes vous déplacée dans les principales écuries françaises représentant les displines de l’EW ? Pour y découvrir les différentes approches de nos professionnels ? Je pense que cela aurait été nécessaire pour faire un point sur cette équitation dans notre pays.
    De plus, vous auriez pu à la fin au lieu d’évoquer des étrangers, présenter nos professionnels.

    Cdlt

    Répondre à de Longueil
    • Alter Equus Auteur septembre 17, 2017 (7:25 )

      Bonjour, les membres ayant participé à l’article ont un bagage plus qu’appréciable en EW. Nous restons malgré tout une association loi 1901, fonctionnant avec des bénévoles offrant leur temps pour des articles. Par ailleurs, le titre de l’article précise bien que nous évoquons les dérives, le reste du dossier présente bien les aspects positifs de cette équitation.

      Répondre à Alter Equus

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