Vers le naturel… Mais quel naturel ?

Depuis plusieurs années (voire décennies pour certains !), nous pouvons observer une vraie tendance des propriétaires et amoureux des chevaux envers les produits d’origine naturelle. Pour autant, est-ce la panacée ? Comment s’orienter, dans une offre de plus en plus variée, parfois sans transparence ?

Naturel, chimique, synthétique.. ?

Attention au marketing de ce que vous achetez !

En effet, l’opposé de naturel n’est pas chimique/industriel.. Mais synthétique ! Et défini simplement l’origine du produit. Ainsi, un verre de cigüe, pourtant 100% naturel, a toutes les chances d’entrainer un décès rapide de celui qui le boit. Il est donc crucial de distinguer ici ce que nous pouvons rechercher en « naturel » : un produit éthique, biodisponible, produit dans un environnement sain (pas de souches OGM, pas de pesticides, etc…).

De même, attention aux images flatteuses : un emballage vert ,avec un joli cheval galopant dans la plaine, reste du marketing. Il serait d’ailleurs plus logique de s’orienter vers des produits ayant un emballage peu important, recyclé.. Dans une logique de respect de la planète et ses ressources. N’oubliez pas également que l’affichage d’une composition est normée par ordre de % : regardez sur vos crèmes par exemple, le premier composant reste souvent de l’eau.

N’hésitez également pas à consulter votre vétérinaire, qui peut avoir été formé en aromathérapie/phytothérapie et pourrait donc vous proposer des gammes éthique/rigoureuses de produits accessibles uniquement à travers eux.

Quelques réflexes

Penser provenance : qui n’a jamais pensé à recourir à de l’harpagophytum pour aider les articulations, ou proposer du sel de l’Himalaya ? Leur utilité n’est ici pas remise en cause, mais toutefois… Quid de l’impact de notre consommation, de plus en plus importante, sur la planète et les populations locales ? Prenons l’harpagophytum , produite principalement en Namibie: en 24 ans, les revenus des cultivateurs ont diminué de 85%, et l’on s’oriente vers un système très intermédié où les distributeurs, etc… Se rémunèrent, en partie, sur les producteurs locaux. Le transport de ce type de produit est également lourd en terme d’empreinte énergétique. Pourquoi ne pas, en connaissance de cause, soit privilégier les filières courtes, garantissant une rémunération juste et une culture respectueuse de ce type de plante ? ou recourir à des plantes locales dont les vertus sont toutes autant reconnues (prêle, orties ?).

Penser saison : De même que dans notre alimentation humaine, rechercher des produits disponibles toute l’année peut avoir un impact en terme de production (sous serre, utilisation de ressources en continue, tant en eau qu’en énergie, usage d’engrais..). Regardez autour de vous ! Pissenlit, orties, arbustes.. Pourquoi ne pas profiter de leur présence, à la saison donnée, pour les récolter et les donner frais et/ou séchés ?

Penser labels : plusieurs labels sont disponibles pour nous aider dans nos choix. Les principaux (AB France ou Europe, Demeter, Ecocert, Fairtrade, Vegan) peuvent nous indiquer des éléments importants dans notre choix. Et si vous voyez un label affiché que vous ne reconnaissez-pas… Fouillez ! Il s’agit peut-être d’une jolie pastille, sans plus de fond derrière… Que vous recherchiez un produit sans pesticide/OGM (AB), dans une logique environnementale/durable (Demeter, Fairtrade..) ou respectueuse du vivant (Vegan, Organic Faitrade), les labels devraient être indiqués.

Essayons de faire peut-être moins, mais mieux?

Penser composition : de plus en plus, nous voyons des mélanges de plantes tout prêts (en synergie), facile à utiliser. Mais quid de la composition ? N’hésitez pas à demander aux revendeurs l’origine des produits, les valeurs analytiques, réfléchir à la logique de fabrication (nous voyons parfois des CMV garantis sans fer fabriqués à partir d’algues pourtant naturellement riches en fer… ?) ou de mélange (la présence d’argile peut notamment empêcher l’assimilation des autres nutriments). Evitez également la présence de paraben, parfum, additifs.. Qui nous font plus de mal que de bien.

Penser qualité : afin de faire le meilleur pour nos chevaux, nous pouvons avoir tendance à multiplier les cures diverses, « au cas où ». Le risque est donc de privilégier la quantité, au détriment de la qualité qui peut-être parfois plus chère. Deux exemples simples :

  • le miel est reconnu depuis des années comme produit « must have » dans une pharmacie. Attention toutefois à la provenance ! Un miel provenant de Chine est grosso modo de l’eau sucrée, sans réel intérêt protecteur, antibiotique qu’un vrai miel devrait avoir. Regardez donc la composition, recherchez un miel pur, idéalement adapté selon le type de fleurs butinées.
  • Le curcuma. Ses vertus anti-inflammatoires sont extrêmement intéressantes, que ce soit en terme de mobilité, de transit. Toutefois, qui dit curcuma ne dit pas forcément curcumine, le principe actif… Veillez donc à obtenir la concentration en curcumine, afin de ne pas simplement ajouter de la poudre orange dans l’alimentation de votre cheval.

Une dernière astuce : privilégiez les produits non transformer, afin d’avoir un « kit de base » avec de multiples compositions ! exemple : au lieu d’avoir plusieurs baumes spécialisés selon le besoin, gardez avec vous quelques HE (bio, non chauffés… etc), du miel, quelques huiles végétales, et adaptez selon le besoin.

 

En bref, chercher le naturel, oui, mais avec quelques clés de lecture pour pouvoir trouver, fabriquer/acheter, nos produits du quotidien. Privilégier le bio/label, les circuits courts et locaux, ainsi que des produits plus respectueux de l’environnement et de l’Humain, c’est possible !

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